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Des sinistrés de Gatineau exigent toutes leurs indemnités avant l'hiver

Une pétition en ligne demande au ministre de la Sécurité publique du Québec, Martin Coiteux, de verser immédiatement aux sinistrés toutes les indemnités qui leur sont dues.

La pétition a été lancée il y a un mois par Emmanuel Fontaine de Laval.

Elle vise à rappeler qu'il y a encore des milliers de sinistrés qui attendent le règlement de leur dossier et les indemnités pour financer leurs travaux, près de six mois après les inondations printanières.

« Des retards, des pertes de documents, des agents très difficiles à rejoindre, des informations contradictoires, des procédures complexes et décourageantes: voilà dans les faits le quotidien de milliers de personnes depuis plus de cinq mois », peut-on lire dans cette pétition.

Cette pétition s'ajoute à une autre qui réclame une enquête sur les causes des inondations printanières.

Des sinistrés à bout

À Gatineau, le conseiller sortant dans le district du Lac-Beauchamp, Jean-François Leblanc, appuie la pétition. Il qualifie de déplorable les propos qu'auraient émis des représentants du gouvernement lors de leur dernier passage à Gatineau, à saviur que Québec « avait dépensé de 200 à 300 millions de dollars. »

M. Leblanc dit que plusieurs résidents dans son district sont désespérés. La plupart des sinistrés parlent de délais à obtenir des réponses à leurs questions.

« J'en ai une [résidante] qui s'est battue, qui s'est battue, j'ai eu des centaines de courriels d'elle, puis là elle envoie un message sur Facebook [dans lequel elle dit] : je vais faire faillite », raconte M. Leblanc.

Dans le secteur des rues Riviera, Saint-Sauveur et Saint-Denis, qui se trouve en zone à risque (0-20 ans), plusieurs propriétaires ont décidé de démolir et de quitter le quartier.

La conseillère sortante du district de Pointe-Gatineau, un autre secteur durement touché par les inondations printanières, Myriam Nadeau, dit recevoir aussi des appels de sinistrés et croit qu'il « faut que ça commence à débloquer ».

Même si plusieurs maisons ciblées par une demande de dérogation collective ont été démolies, Mme Nadeau demeure convaincue que le ministère de la Sécurité publique (MSP) accordera cette dérogation et que la Ville sera en mesure de sauvegarder les quartiers.

Dérogation ou pas, certains sinistrés ont décidé d'abandonner. C'est le cas notamment de la famille Baldwin-Sabourin qui n'attend que le chèque du gouvernement pour acheter une nouvelle maison à Montpellier. Leur résidence actuelle, rue Saint-Patrick est une perte totale. Les travaux à réaliser représentent 88 % de la valeur de la maison. Ils ne veulent plus habiter près d'un cours d'eau.

« Tout est là, tout est là. Ils ont tout [le gouvernement], puis nous on attend, disent-ils. »

Un peu plus loin, une autre résidente, Louise Fisher, dont les travaux sont en cours, ne peut payer l'entrepreneur.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec indique qu'il est possible que les soumissions des travaux provenant des entrepreneurs soient plus élevées que l'évaluation initiale faite par le ministère. Les sinistrés peuvent demander une avance additionnelle pour couvrir l'augmentation des coûts.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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