Retour

Des sinistrés de Gatineau expulsés de leur hébergement temporaire obtiennent un sursis

L'ancienne conseillère municipale de Gatineau Sylvie Goneau et d'autres sinistrés pourront continuer à bénéficier de l'aide au logement jusqu'à la fin janvier.

Ce revirement de situation de la part du ministère de la Sécurité publique (MSP) survient à la suite d'une sortie de l'ancienne conseillère Sylvie Goneau.

Mme Goneau, une sinistrée des inondations qui vit dans un hébergement temporaire, avait reçu un appel de la Croix-Rouge, lundi, l'informant qu’elle n'avait plus droit à l’hébergement offert aux sinistrés, à compter du 11 décembre. Pourtant, sa nouvelle maison ne sera livrée que plusieurs semaines plus tard.

La Croix-Rouge suivait les instructions reçues du ministère de la Sécurité publique (MSP), mais l'ancienne conseillère avait déploré le manque d’empathie dans la façon dont on lui a annoncé la nouvelle.

« Je trouve ça très lâche. Je trouve que le processus n’est pas humain », a-t-elle précisé.

Mme Goneau s'est plainte au MSP et a fait appel au député Alexandre Iracà.

Elle a obtenu, jeudi, l'assurance qu'elle pourra rester dans son hébergement temporaire jusqu'à la fin janvier.

Une mesure pour tous les sinistrés hébergés

Le MSP a confirmé que cette extension touchait également tous les autres sinistrés qui se trouvaient dans pareille situation.

Mme Goneau a accueilli la nouvelle avec soulagement. L'ancienne conseillère s'est dite heureuse d'avoir pu aider les autres sinistrés.

Le député Marc Carrière soutient que la situation de Mme Goneau n'est pas unique. Il dit qu'il entend ce genre d'histoire constamment.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais confirme avoir offert de l'appui psychologique à plusieurs sinistrés, mais refuse de dire combien de personnes ont fait appel à ses services.

Avec les informations de la journaliste Laurie Trudel et Nathalie Tremblay

Plus d'articles

Commentaires