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Des sinistrés des inondations de 2017 bientôt expulsés de leur logement temporaire

Plus d'un an après les inondations du printemps 2017, sept familles de sinistrés en Outaouais sont toujours hébergées par la Croix-Rouge en attendant la fin des travaux dans leur résidence. Certains d'entre eux sont maintenant menacés d'expulsion.

La maison de Robert McMillan et de sa femme Chantal Therrien, à Gatineau, a été durement touchée par les inondations du printemps 2017. Les travaux pour la rénover ont débuté au mois d'octobre, mais ils ne sont toujours pas terminés. Il n'y a ni eau ni électricité.

« Le plancher principal n'est pas habitable. Tout l'hiver, on était dans la bouette. On est rentré dans la maison, c'est sale, on a des boîtes plein la maison, je n'ai pas d'eau pour laver, pour désinfecter », a déploré Mme Therrien.

Le couple et leurs deux chiens ont toutefois reçu un courriel du ministère de la Sécurité publique, la semaine dernière, leur indiquant qu'ils ne seraient plus pris en charge par la Croix-Rouge à compter du 1er août.

« On va être mis à la porte. Je m'en viens ici, je n'ai pas d'eau, je me lave comment? », se demande-t-elle. « Ils vont fermer mon dossier, je ne pourrai pas être payée. [...] Je ne sais plus quoi faire, je suis à bout physiquement, mentalement. »

Les vacances de la construction ne facilitent pas les choses. Le couple a demandé une prolongation qui leur a été refusée. Il n'a pas de famille dans la région qui pourrait les héberger.

Le ministère de la Sécurité publique explique dans un courriel que « chaque cas est différent » et que « le délai peut être prolongé exceptionnellement, si la situation l'exige et que le particulier n'a pas contribué lui-même à allonger ce délai ».

Le couple mentionne avoir eu des problèmes avec le premier entrepreneur qu'ils ont embauché, ce qui expliquerait le délai.

La Ville « fait pression » sur le gouvernement

La Ville de Gatineau se dit consciente qu'il y a encore des sinistrés ayant besoin d'aide.

« Selon moi, tout ce qui est appui et aide aux sinistrés, c'est le rôle du gouvernement. Nous, notre rôle, c'est de faire pression sur le gouvernement pour qu'il aide ces familles-là », a soutenu la mairesse suppléante de la Ville de Gatineau, Louise Boudrias.

Robert et Chantal ont écrit à leur député, Alexandre Iracà, et à la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, pour demander de l'aide.

« Aujourd'hui, j'attends encore des nouvelles, je suis à une semaine d'être mise à la porte », a fait valoir Mme Therrien.

« Ça va prendre un autre mois, c'est tout ce qu'on demande. Ce n'est pas grand-chose », a pour sa part plaidé M. McMillan.

Avec les informations de Florence Ngué-No

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