Retour

Des sinistrés des inondations printanières doivent retourner à l'hôtel

Quatre mois après les inondations printanières, des sinistrés doivent de nouveau faire appel au soutien de la Croix-Rouge canadienne pour les héberger, après avoir constaté que leur logement n'était pas assez sécuritaire pour y rester.

Durement touchés pas la crue des eaux, Amanda Larabee et Patrick Dawson ont du mal a voir le bout du tunnel.

Après quelques jours passés dans leur logement à nettoyer et réparer les dégâts des inondations, ils ont dû quitter pour retourner dans un hôtel de Hull avec l'aide de la Croix-Rouge, les fondations de leur maison n'étant pas assez solides. Ils sont aussi aux prises avec des problèmes de moisissures.

« La Croix-Rouge nous donne quelques jours d'hébergement dans les hôtels et des bons ou des cartes prépayées pour acheter de la nourriture », a raconté Mme Larabee, en entrevue à Radio-Canada. « On est reparti chez nous, parce qu'il fallait s'occuper du nettoyage. On avait fait tout le nettoyage et ça semblait correct, mais récemment, des entrepreneurs sont venus et nous ont dit que la maison ne semblait pas très sécuritaire. »

Le couple souffre de ne plus avoir d'endroit stable où habiter et d'être dans l'attente.

« On sait que la maison va être mise à terre et on ne se sent pas confortable où qu'on soit », a poursuivi M. Dawson.

« On est en train de tout perdre. C'est dur », a renchéri Mme Larabee.

240 familles logées à l'hôtel

Selon le coordonnateur de site pour le bureau de rétablissement de la Croix-Rouge à Gatineau, Stéphane Martel, 240 familles sont logées en ce moment à l'hôtel et 150 reçoivent de l'aide alimentaire. D'autres encore ont besoin d'aide financière pour les dommages qu'ils ont subis.

« Un propriétaire de maison qui doit procéder à des réparations peut se retrouver à quitter momentanément son domicile qu'il avait pu réintégrer. Donc, il se retrouve dans le besoin d'être hébergé pour une période temporaire », a-t-il expliqué.

M. Martel anticipe une hausse du nombre de sinistrés qui devront retourner à l'hôtel avec l'hiver si leur logement est privé d'électricité et de chauffage. Pour l'heure, il constate une fluctuation, car certains sinistrés parviennent tout de même à retourner dans leur logement ou à en trouver un stable.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine