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Des sinistrés des inondations se sentent délaissés

Des sinistrés des inondations du printemps dénoncent des ratés gouvernementaux à deux jours d'une rencontre du ministère de la Sécurité publique, qui fera le point sur les événements. Ils regrettent que la bureaucratie ait pris le dessus sur le côté humain.

À Gatineau, près de la rue Jacques-Cartier Ouest, le quartier Pointe-Gatineau a des allures de village fantôme avec ses maisons abandonnées et barricadées.

« Les gens de notre secteur ont vécu des choses difficiles et ils en vivent encore. Ils ont de la difficulté à se relever. Ce n’est pas terminé encore. Les gens souffrent et sortent leurs REER pour retourner dans leur maison. C’est inimaginable », a déclaré Michel Papineau.

Lucie Fortin, présidente de l’Association des riverains de la rue Jacques-Cartier Ouest, aide du mieux qu’elle peut les sinistrés depuis la fin des inondations.

Elle déplore que les dossiers des sinistrés ne soient pas réglés et que la bureaucratie ait pris le dessus sur les drames humains.

« Comme les dossiers n’avancent pas à la Sécurité publique, les gens se ramassent à huit jours de Noël [à vivre] dans la détresse et ils ont besoin [d’un peu plus de] nourriture comme c’est la période des fêtes. On a eu plus de demandes au niveau des paniers de Noël », a-t-elle dit.

La présidente de l’Association est aux premières loges pour entendre ces histoires d’horreur.

Pour le conseiller Jean-François Leblanc, la situation est préoccupante. Plusieurs demeures sont insalubres et non sécuritaires.

« C’est très problématique. Je suis allé visiter des citoyens samedi passé et il y a des maisons où je suis resté cinq minutes et c’était cinq minutes de trop là. Des taux d’humidité au-dessus de la normale, on ne peut pas laisser des citoyens comme ça », a-t-il raconté.

La rencontre de mardi sera l’occasion de faire un bilan de la gestion des événements du printemps.

« L’objectif, c’est de faire le bilan de comment on a géré la crise et c’est notamment dans les relations entre les différents paliers de gouvernements », a-t-il dit, ajoutant qu'il faut aussi se demander quoi faire à l'avenir.

Pour les sinistrés, le découragement l’emporte peu à peu sur l’espoir à la veille de cette rencontre.

D’après le reportage de Florence Ngué-No

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