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Des syndicats dénoncent la violence contre le personnel de la santé en Outaouais

Des syndicats de l'Outaouais réclament des actions concrètes pour lutter contre la violence dont sont victimes les travailleurs du milieu de la santé. C'est ce qu'ont revendiqué, jeudi, le Conseil central des syndicats nationaux-CSN (CCSNO-CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), en cette Semaine de la santé et de la sécurité au travail.

Selon les syndicats, un grand nombre de préposés aux bénéficiaires sont absents du travail pour des raisons de santé ou après avoir subi une lésion professionnelle infligée par des bénéficiaires. Ainsi, 20 % des préposés du CSSS de Papineau seraient une telle situation.

La CSN estime que la situation va de mal en pis.

« Les préposés aux bénéficiaires ne peuvent pas continuer à travailler en subissant des agressions comme ça. Et c'est allé jusqu'à [...] on crache sur les préposés, on les grafigne. Il y a même eu des commotions cérébrales. Ça ne peut pas continuer comme ça », soutient Michel Quijada, président du CCSNO.

La surcharge de travail, l'augmentation des temps d'attente pour les services et des lacunes de sécurité font augmenter les incidents violents dans le réseau, selon la FSSS et le CCSNO.

Michel Quijada reconnaît que certains préposés peuvent aussi poser des gestes de violence envers des bénéficiaires. Il jette le blâme sur les compressions dans le milieu de la santé.

Michel Quijada soutient que depuis la création du Centre intégré des services de santé et sociaux (CISSS) de l'Outaouais, les comités de santé et de sécurité au travail ont réduit leurs activités dans un bon nombre d'établissements.

Il avance que la remise sur pied de ces comités pourrait être la solution afin d'enrayer les incidents violents dans les établissements de santé ou de soins.

« On fait un appel à la direction pour qu'on reprenne les comités de santé et de sécurité, qu'on travaille ensemble, qu'on regarde comment on peut desservir des bénéficiaires de plus en plus lourds, des patients de plus en plus âgés et qui ont des problématiques qui deviennent très importantes. Il faut qu'on trouve des solutions », conclut Michel Quijada.

Avec les informations du journaliste Michel-Denis Potvin

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