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Des syndicats du CISSS de l'Outaouais craignent d'autres compressions

Alors que le président-directeur général (PDG) du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSSO) de l'Outaouais a réitéré, jeudi soir, que le déficit de l'organisme serait de 5 millions de dollars cette année plutôt que les 8,7 millions précédemment annoncés, des syndicats d'employés craignent d'autres compressions.

Un texte de Jean-Sébastien Marier

Interrogé à savoir comment le CISSS de l'Outaouais entend réduire son déficit, Jean Hébert n'emploie pas le mot « compressions ».

« C'est en partie des mesures d'optimisation qu'on a mises en place puis qui ont commencé à porter fruit », explique-t-il. « En même temps, il y a certains revenus que le ministère nous a transférés pour compenser le départ à la retraite de plusieurs directeurs des anciens établissements [qui existaient avant le CISSSO]. »

M. Hébert ajoute que la meilleure santé financière du CISSS de l'Outaouais facilitera l'élaboration du prochain budget.

De son côté, le vice-président du Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CSSS de Gatineau craint toutefois que la poursuite de l'équilibre budgétaire se fasse au détriment du personnel.

Steve Paul souligne notamment que le remboursement des primes de départ des cadres n'est pas un financement récurrent.

Des craintes pour l'aide aux victimes de violence

La vice-présidente de la section locale de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Catherine La France, craint pour sa part la réorganisation du programme de violence conjugale et familiale.

Selon elle, le programme consiste en une petite équipe de spécialistes qui interviennent dans les CLSC auprès des femmes victimes de violence et leurs enfants.

Or, Mme La France affirme que le CISSS de l'Outaouais entend scinder le service, ce qui ferait en sorte que les mères et leurs enfants seraient traités séparément.

« Ce qu'on craint [...] et ce qui est craint beaucoup par les intervenants, c'est qu'il y a une perte au niveau de l'expertise des professionnels qui étaient là, des gens qui travaillaient depuis des années auprès de cette clientèle-là et qui, maintenant, ne pourront plus offrir le même service », clame-t-elle.

Elle et ses collègues ont d'ailleurs remis au conseil d'administration du CISSS de l'Outaouais une pétition demandant le maintien du programme dans son intégralité. Le document a été signé par plus de 150 personnes, aux dires de Mme La France.

Le PDG Jean Hébert affirme qu'il compte répondre par écrit aux questions des signataires, après avoir étudié la situation.

« Nous allons tout simplement vérifier [...] qu'est-ce qui se passe actuellement et est-ce qu'effectivement il y a lieu de s'inquiéter », dit-il « Mais, je ne pense pas. »

Si tout se déroule comme prévu, le budget 2016-2017 du CISSSO sera adopté le 16 mai prochain.

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