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Des témoins racontent les derniers instants de Brandon Volpi poignardé mortellement

Gardien de sécurité à l'hôtel Les Suites de la rue Besserer, au centre-ville d'Ottawa, Brandon Armstrong a raconté jeudi à la cour ce qu'il a vu de l'agression mortelle de Brandon Volpi le soir du 14 juin 2014. Un récit explicite qui pourrait heurter la sensibilité de certains lecteurs.

À la suite d’une bagarre nocturne à l'extérieur de l’hôtel, où des élèves s'étaient rassemblés lors d’une fête d’après-bal, Brandon Volpi serrait sa gorge ensanglantée tandis qu’il criait : « Qui a fait ça? Qui a fait ça? », a raconté Brandon Armstrong, en anglais, à la cour, lors du procès de Devontay Hackett, 21 ans, un collègue de classe de Brandon Volpi à l’école secondaire.

M. Armstrong qui travaillait cette nuit-là a été alerté par la bagarre, les cris et les pleurs, juste devant les portes de l’établissement.

Grièvement blessé au cou, Brandon Volpi semblait irrité et confus, selon le témoin.

Brandon Armstrong a appliqué une compresse sur le cou du jeune homme de 18 ans.

J'ai fait de mon mieux pour l'aider

Brandon Armstrong, gardien de sécurité

Le gardien de sécurité a décrit comment il a surélevé la tête de la victime, mais ce dernier s’est effondré et « ses yeux ont roulé en arrière ».

Aidé d’un collègue qui avait une formation en secourisme, il a commencé une réanimation cardiopulmonaire (RCP) et une autre personne a appelé le 911.

Quand il a enlevé la chemise ensanglantée du jeune homme, M. Armstrong a remarqué « une coupure d’un pouce de long » dans le torse de Brandon Volpi.

Selon le procureur adjoint de la Couronne, Michael Boyce, la victime a subi une coupure de 17 centimètres au cou, près de la veine jugulaire. C’est cependant une plaie par arme blanche de 10 centimètres de profondeur dans la cage thoracique, ayant pénétré le cœur, qui aurait tué Brandon Volpi, selon M. Boyce.

Le jury composé de huit hommes et de quatre femmes a aussi entendu le témoignage de l'agente du Service de police de la Ville d'Ottawa Cheryl Cross, arrivée sur les lieux quand les ambulanciers paramédicaux tentaient de réanimer la victime.

Cheryl Cross a raconté que dans l'ambulance la victime lui avait dit son prénom et sa date de naissance, mais aussi qu'il avait dû se battre avec « un tas de gars ».

Elle est restée avec lui et l'équipe médicale dans la salle d'urgence jusqu'à ce que Volpi ait été déclaré mort à 5 h 06 du matin.

Mardi, la Couronne a soutenu en cour que Volpi avait été poignardé alors qu'il venait en aide à un camarade de classe, au cours d'une querelle liée à la disparition d'un téléphone cellulaire.

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