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Des tests de drogue et d'alcoolémie aléatoires pour les pilotes d'avion?

Pour la première fois, Transports Canada (TC) tient cette semaine un sommet de la sécurité aérienne qui mettra l'accent sur l'aide offerte aux pilotes qui ont des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

Il s'agit de déterminer si des règles de sécurité plus strictes sont nécessaires et si les pilotes doivent se soumettre à des tests aléatoires de drogue et d'alcoolémie.

Cela fait suite à deux incidents impliquant des pilotes d'avion qui avaient consommé de l'alcool.

En juillet dernier, deux pilotes d'Air Transat soupçonnés d'être en état d'ébriété avant de prendre les commandes d'un avion pour un vol Glasgow-Toronto ont été arrêtés avant leur départ.

Six mois plus tard, la veille du jour de l'An, Miroslav Gronych, un pilote de la compagnie aérienne Sunwing, s'apprêtait à prendre les commandes d'un avion pour un vol en direction de Cancun, au Mexique, alors qu'il était en état d'ivresse. Il a écopé d'une peine de trois à six mois de prison. Il n'aura pas le droit de piloter un avion pendant un an après sa libération.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, entend depuis s'assurer que les compagnies aériennes disposent de mesures adéquates pour vérifier l'aptitude de leurs membres d'équipage à piloter des avions.

Il a demandé aux compagnies aériennes de fournir une confirmation que leurs protocoles et systèmes de gestion de la sécurité sont à jour.

CBC a obtenu des informations indiquant que Transports Canada envisageait de changer les règles.

« TC élabore une politique pour que le ministère agisse en temps opportun contre les pilotes qui travaillent sous l'influence d'alcool ou de drogues. Il soutient en même temps les programmes de bien-être que les compagnies aériennes ont mis en place pour ceux qui souffrent de problèmes d'abus d'alcool et drogues », peut-on lire dans un document daté du 12 janvier 2017.

Des pilotes, des syndicats et des experts en santé viennent de partout au pays et de l'étranger pour ce sommet de deux jours dans la capitale nationale pour trouver des solutions visant à améliorer la sécurité et déterminer « s'il faut des changements dans la réglementation », a confirmé Transports Canada.

La loi canadienne interdit aux pilotes d'avion de prendre les commandes d'un appareil s'ils ont consommé de l'alcool huit heures auparavant ou s'ils sont sous l'influence d'une substance illicite.

Transports Canada prend cette loi très au sérieux : si un pilote y contrevient, il peut perdre sa licence, avoir à payer 5000 $ d'amende et 25 000 $ pour la compagnie aérienne.

En revanche, il n'existe pour le moment aucun test aléatoire de drogue ou d'alcoolémie pour les pilotes d'avion, les lois sur la protection de la vie privée rendant difficile la mise en place de tels tests.

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