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Deux familles de réfugiés syriens s'installent à Saint-André-Avellin

Deux familles de réfugiés syriens sont arrivées dans la Petite-Nation, cet après-midi. Les quatre adultes et six enfants, âgés de un à neuf ans, seront hébergés à Saint-André-Avellin, bien loin de la guerre qui ravage leur pays d'origine.

Un groupe de citoyens de La Petite-Nation s'est rendu à Montréal, ce dimanche, pour les accueillir. La communauté s'est mobilisée pour leur trouver un toit et organiser leur arrivée.

Une communauté mobilisée

Cet accueil est la principale oeuvre de Josée Madéia et de son conjoint.

Le couple fait partie de l'organisation Petite-Nation sans frontières, un regroupement citoyen de Ripon, de Saint-André-Avellin et de Lac-Simon.

Les membres du groupe s'occupent des communications, de préparer la maison qui accueillera les réfugiés et de récolter des dons. Ils travaillent de concert avec Accueil-Parrainage Outaouais.

Petite-Nation sans frontières compte sur une quinzaine de personnes, mais reçoit de l'aide d'autres membres de la communauté, tels que Jacques Campeau de la compagnie Autobus Campeau.

Ce dernier s'est porté volontaire pour conduire l'autobus qui a permis au groupe d'aller accueillir les deux familles à Montréal.

Deux familles de cousins

Les deux familles sont liées. Ce sont des cousins qui ne voulaient pas être séparés.

« On s'est dit : la maison qui est disponible et qu'on a préparée est très grande. [...] Il y a au moins cinq chambres. Quand on a su qu'il y avait moyen d'aider deux familles cousines à rester ensemble et d'avoir ce lieu bien occupé, on s'est dit que ça valait la peine! », a expliqué Mme Madéia.

La maison dans laquelle les familles seront hébergées est la deuxième maison de Mme Madéia et de son conjoint. La propriété est située sur leur terrain. Elle était inoccupée.

« On ne savait pas trop quoi faire avec à court terme », a dit Mme Madéia. « On s'est dit qu'il y a une crise en ce moment et qu'on cherche des logements pour plein de gens. Ce serait vraiment fantastique de pouvoir leur offrir ça. »

Le couple a organisé une campagne de financement, mais il leur manque encore 16 000 $ pour boucler le budget nécessaire à l'établissement des familles.

« Cela dit, étant donné qu'ils habiteront ensemble, tous les frais de téléphone, d'internet et d'Hydro seront moindres que si c'était deux maisons séparées », a-t-elle précisé.

Un soutien communautaire

Josée Madéia espère que les nouveaux arrivants n'auront pas trop de difficulté à s'intégrer. Dans tous les cas, ils seront bien soutenus. Le groupe de parrains pourra compter sur l'aide d'une demi-douzaine de personnes de la région qui parlent arabe.

« Il y a toutes sortes de talents et d'habiletés qui font que ce projet fonctionne. Ça fait vraiment chaud au cœur de voir comment les gens ont répondu à l'appel », s'est extasiée Mme Madéia.

Un événement communautaire au cours duquel on va présenter les familles à la communauté aura lieu à la fin du mois de février ou au début du mois de mars.

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