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Deux familles syriennes en pleine intégration à Gatineau

Elles sont arrivées en sol canadien avec l'espoir d'une vie meilleure. Deux familles syriennes ont tout laissé derrière pour s'installer à Gatineau il y a quelques mois. Leur adaptation se fait lentement, mais leurs rêves d'avenir sont bien présents.

La famille Darwish a célébré le 17 janvier le premier anniversaire de son arrivée au Canada. Bassem Darwish, Hanaa Alkhoury et leurs quatre enfants apprivoisent leur ville d’adoption et leur nouvelle langue.

« Tous les enfants apprennent le français très rapidement. Quand on ne comprend pas, les personnes répètent, elles parlent lentement et changent les mots », explique la mère de famille, qui elle-même suit des cours de francisation au Cégep de l’Outaouais.

Comme son mari, elle a hâte au moment où sa maîtrise de la langue lui permettra d’intégrer le marché du travail. Elle rêve d’à son tour enseigner le français aux nouveaux arrivants.

Bassem Darwish était peintre dans son pays d’origine. « J’ai perdu mon travail à cause de la guerre en Syrie, mais j’aime beaucoup le travail », indique l’homme entouré de ses enfants.

C’est pour eux que la famille a choisi l’immigration. Les parents veulent leur permettre de poursuivre leurs études. Ces derniers ont de grandes ambitions.

L’aînée, Karla, rêve de devenir pharmacienne, tandis que Christina souhaite faire carrière comme avocate. Leurs frères Wassim et Weam espèrent devenir policier et médecin.

Tous les membres du clan Darwish apprécient leur nouvelle vie au Canada. Leurs proches restés en Syrie et la maison familiale qu’ils habitaient leur manquent toutefois.

Ils n’ont pas tout laissé derrière. L’objet le plus important que ces chrétiens ont apporté est une bible ayant appartenu au père de Bassem Darwish. « Elle date de 1950 », raconte ce dernier avec fierté.

Les premiers pas canadiens de la famille Aldouhaik

Les Aldouhaik vivent leur premier hiver dans leur pays d’accueil. Ils se sont posés au Canada en novembre 2017.

Le processus de francisation est entamé pour les cinq enfants de la famille, âgés de 11 à 21 ans. Les parents, eux, commencent leurs cours le mois prochain. Ils ont quand même appris quelques mots de français, le « froid » étant l’un ceux-là, raconte en riant le père, Khaled Aldouhaik.

Pour pallier leur manque de vocabulaire, ils utilisent pour le moment la technologie. « Nous utilisons Google », détaille M. Aldouhaik en arabe, ses propos étant traduits par la suite par un traducteur.

L’adaptation de cette famille musulmane à sa terre d’accueil se déroule bien depuis son arrivée il y a trois mois.

Les deux familles syriennes sont parrainées par un collectif islamo-chrétien de l’Outaouais, qui les guide dans leur intégration. Peu importe leur religion, elles disent ressentir l’amour d’un peuple accueillant.

Avec les informations de Laurie Trudel

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