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Deux provinces dans une région est problématique pour les pharmaciens

Depuis maintenant un an, les pharmaciens du Québec ont gagné quelques pouvoirs pour désengorger le réseau de la santé et faciliter la vie des patients. Mais la réalité frontalière de l'Outaouais nuirait grandement aux professionnels.

Les pharmaciens de la région disent se retrouver trop souvent les mains liées.

La loi 41, adoptée le 20 juin 2015, prévoyait des mesures comme la prolongation de certaines prescriptions, pour désengorger les salles d'attente des urgences du Québec.

Mais lorsqu'une ordonnance est signée par un médecin de l'Ontario, les pharmaciens du côté du Québec n'ont aucune possibilité de la prolonger.

La loi leur interdit d'agir et l'Ordre des pharmaciens du Québec le rappelle à ses membres.

Le pharmacien-propriétaire de Gatineau, Jean-François Rochette confie que même les professionnels se posaient des questions quant à la portée de leurs nouveaux pouvoirs.

Le pharmacien raconte qu'une frustration existe chez les patients qui se retrouvent dans une telle situation.

« Les gens se sentent un peu au dépourvu, parce qu'il y a peut-être quelqu'un à côté à qui je peux renouveler la prescription », explique-t-il.

Les pharmaciens observent aussi cette méconnaissance chez certains médecins qui signent les prescriptions.

Par exemple, un médecin pourrait omettre d'inscrire certaines informations nécessaires au pharmacien. Celui-ci ne pourra donc pas ajuster les doses du médicament du patient qui quant à lui devra retourner chez le médecin.

« Lorsqu'un patient a une cible à atteindre, il faut que le médecin nous l'écrive sur la prescription », dit Jean-François Rochette. « Mais les médecins sont très occupés et c'est difficile de changer des habitudes. »

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