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Déversements d'eaux usées : Gatineau aura bientôt le portrait de la situation

La Ville de Gatineau a procédé à l'achat de 50 enregistreurs de débordement, qui ont été installés dans les endroits les plus problématiques. Cet investissement de 300 000 $ permettra à la Municipalité de savoir combien de déversements d'eaux usées surviennent sur son territoire.

Un texte de Marie-Lou St-Onge

Gatineau n'a pour l'instant aucune donnée exacte sur les déversements dans la rivière des Outaouais et dans les autres cours d'eau de la région.

Lorsque le réseau sous-terrain est surchargé, l'eau, qui n'a pas été traitée à l'usine d'épuration, est déversée directement dans la nature. Ces déversements se produisent lors de fortes pluies, d'un bris d'aqueduc, d'une fonte rapide, etc. En ce moment, un système rudimentaire donne à la Ville un portrait sommaire de la situation.

Un petit bloc de bois est laissé au fond des égouts et lorsqu'il change d'emplacement, les employés de la Ville en déduisent qu'il y a eu un déversement. Ces inspections sont faites chaque semaine.

Il existe 93 endroits à Gatineau où les deux réseaux (pluvial et sanitaire) se rencontrent et se déversent dans la nature lorsque le système est surchargé.

Gatineau connaîtra les capacités du réseau

Les 50 enregistreurs installés aux endroits problématiques recueilleront des données en temps réel lors des déversements et tout sera retransmis à l'usine d'épuration des eaux Notre-Dame.

D'ici quelques mois, les gestionnaires auront suffisamment d'informations pour présenter un plan de gestion de débordement.

Avec une meilleure connaissance du réseau sous-terrain, Gatineau pourra prioriser ses travaux afin de séparer les réseaux pluvial et sanitaire. Les interventions pourront réduire le nombre de déversements, mais augmenteront aussi la capacité du réseau. Au bout du compte, Gatineau pourrait, par exemple, autoriser de nouveaux espaces résidentiels.

Voici l'emplacement des enregistreurs de débordement :

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