Retour

Diab de retour au Canada, après l'abandon d'accusations de terrorisme en France

Le professeur d'Ottawa Hassan Diab est rentré au pays après avoir passé les trois dernières années dans une prison française.

Les autorités canadiennes à Paris ont fourni à M. Diab les documents nécessaires pour revenir au Canada, lui qui n'avait plus de passeport canadien valide.

Il doit en principe tenir une conférence de presse mercredi matin dans les bureaux d'Amnistie internationale à Ottawa.

M. Diab a été extradé du Canada il y a trois ans après avoir contesté pendant plusieurs années un ordre d'extradition. Les procureurs français l'ont lié à un attentat à la bombe qui a tué trois personnes dans une synagogue en 1980.

M. Diab a été libéré de prison lorsque les autorités en France ont abandonné les accusations de terrorisme qui pesaient contre lui en raison d'un manque de preuves.

Bien que les tribunaux français aient produit peu de preuves dans cette affaire, les demandes de retour de M. Diab pour rentrer au Canada ont été refusées à plusieurs reprises.

Arrêté au Canada en novembre 2008 à la demande des autorités françaises, l'ancien professeur de sociologie de l'Université d'Ottawa était soupçonné « d'assassinats, de tentatives d'assassinats et de destruction de biens par l'effet d'une substance explosive ou incendiaire commise en bande organisée ». M. Diab, aujourd'hui âgé de 64 ans, a toujours affirmé qu'il se trouvait à Beyrouth au moment des faits, pour y passer des examens.

Sa femme, Rania Tfaily, était enceinte de sept mois au moment de son extradition et M. Diab n'avait pas rencontré son fils de trois ans à l'extérieur d'une salle d'attente de la prison française où il séjournait avant son retour au Canada, hier.

L'avocat de M. Diab, Don Bayne, a remercié la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et d'autres membres du personnel d'Affaires mondiales Canada « pour leur soutien authentique et impressionnant à un Canadien qui n'aurait jamais dû être extradé ».

Plus d'articles