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Difficile d'attirer des entreprises et des emplois en banlieue à Ottawa

N'attire pas de grandes entreprises et des emplois qui veut dans les banlieues d'Ottawa! Malgré d'intenses efforts, les entreprises, les manufactures et les industries ne répondent pas à l'appel des conseillers municipaux.

Pourtant, ce ne sont pas les espaces qui manquent. Les anciennes municipalités d'Ottawa avaient réservé de nombreux hectares de terrains pour assurer leur développement sur les 20 à 30 prochaines années.

Or voilà, cette stratégie est loin d'avoir fonctionné.

Il y a dans plusieurs quartiers de banlieue d'immenses îlots de terrains vacants au coeur de quartiers développés. À Orléans, par exemple, derrière les commerces situés près du boulevard Innes et du chemin Mer bleue, il y a de vastes terrains inoccupés depuis plusieurs années.

« Les politiques qui se réfèrent à la réservation de terrains pour fin d'emploi mettent beaucoup d'emphase sur l'emploi industriel, l'emploi de manufacture et l'emploi de distribution qui est très peu présent à Ottawa comparé à l'emploi qui a lieu dans des bureaux », a reconnu Alain Miguelez, le gestionnaire de programme pour zonage, densification et quartier à la ville d'Ottawa.

« L'emploi de bureau qui est majoritairement généré ici, à Ottawa, va se localiser ailleurs que sur des terrains réservés à l'industrie ou à la manufacture. »

Transport en commun

Les emplois de bureau sont surtout situés près des corridors de transport en commun. À Orléans, la venue du train léger dans le quartier a eu un impact sur le développement industriel.

« Dans les plans des anciens conseils, le corridor de transport en commun devait être situé au sud du boulevard Innis. Mais on a déplacé le corridor pour le train léger le long de la 174. Cela change les opportunités pour les entreprises », a soutenu Stephen Blais, le conseiller de Cumberland..

« J'espère que les propriétaires de ces terrains se mettront ensemble pour obtenir un nouveau processus de désignation et qu'ils auront de l'imagination pour trouver de nouvelles opportunités entrepreneuriales. »

De son côté, la Ville évalue maintenant la possibilité de changer la vocation industrielle d'une partie de ces terrains, pour qu'on y construise d'autres types de commerces et, aussi, plus de maisons de banlieue.

« On s'aperçoit qu'il y a peut-être une offre excédentaire de ces terrains-là [à vocation industrielle] dans l'éventaire », a expliqué M. Miguelez.

« Si ces terrains sont réaffectés à d'autres fins d'urbanisation, ça redirigerait la croissance urbaine à l'intérieur du périmètre existant. »

Avec les informations du journaliste Stephane Leclerc

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