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Difficultés d'emploi chez les minorités visibles : la discrimination positive comme solution?

Une meilleure application de la discrimination positive dans les entreprises pourrait réduire les difficultés que rencontrent les minorités visibles sur le marché de l'emploi. C'est du moins ce que pensent des répondants à notre consultation sur la place des minorités visibles dans les milieux de travail dans la région d'Ottawa-Gatineau. Mais cette façon de voir les choses est loin de faire l'unanimité.

Fernand-Bienvenue Ackey a quitté le Togo pour le Canada il y a 14 ans. Il travaille à son propre compte dans le milieu de la culture. Mais son intégration au milieu du travail n'a pas été facile. Il dit n'avoir eu d'autre choix que de porter plainte auprès de la Commission des droits de la personne.

« Il y a beaucoup d'immigrants qui se lancent plus en affaire eux-mêmes parce que, bon, ils n'arrivent pas à pouvoir entrer dans le milieu du travail », explique Fernand-Bienvenue Ackey.

Pourtant, au Canada, la Loi sur l'équité en matière d'emploi s'applique déjà à plusieurs employeurs. M. Ackey pense toutefois qu'il faut aller plus loin en matière de discrimination positive.

Les compétences d'abord

L'approche de la discrimination positive est mal perçue par le directeur du Conseil économique et social d'Ottawa-Carleton, Saint-Phard Désir. Son organisme aide les nouveaux arrivants, dont les minorités visibles, à trouver un emploi.

À la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, la directrice des affaires nationales, Monique Moreau, salue l'effort de ses membres. Elle estime que ceux-ci sont prêts à embaucher toute personne qui a les compétences nécessaires.

Elle reconnaît toutefois la nécessité d'un certain apprentissage culturel à la fois chez les employeurs et les minorités visibles.

D'autres pensent que la réponse est dans l'entrepreneuriat privé.

Avec les informations de Godefroy Macaire Chabi

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