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Dix enquêteurs étudient les fusillades mortelles dans le marché By

Dix enquêteurs de l'Unité des enquêtes spéciales, dont trois spécialistes en science judiciaire, ont commencé à étudier ce week-end les circonstances des fusillades mortelles ayant eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi dans le marché By, à Ottawa.

L'Unité des enquêtes spéciales pratiquera lundi une autopsie sur les corps des deux hommes ayant perdu la vie. Les résultats et l'analyse ne seront pas révélés au public.

L'une des victimes est Terrence Philips, âgé de 43 ans. Il était connu des policiers.

L'autre victime est un homme de 31 ans. Il est soupçonné d'avoir tiré des coups de feu sur la rue Dalhousie puis de s'être dirigé vers le stationnement municipal situé le long de la rue Murray. Après une confrontation avec un agent du Service de police d'Ottawa (SPO), il a perdu la vie.

Une autre personne a aussi été blessée dans les altercations. Il s'agirait d'un bon ami de Terrence Philips, selon Amale Chahine, une amie des deux hommes.

« C'est un homme bon, un père de famille », a indiqué Mme Chahine au sujet du blessé. « Je n'ai pas dormi jusqu'à ce que j'apprenne qu'il allait s'en sortir. Je suis certaine qu'il doit vivre des moments difficiles, en se réveillant et en apprenant que son meilleur ami n'a pas survécu. »

L'UES, qui a identifié samedi soir un policier impliqué et deux policiers témoins en lien avec les fusillades, recherche des témoins et des vidéos personnelles et de surveillance.

Le SPO, pour sa part, n'a pas voulu faire de commentaires relativement aux fusillades, mais demande aux citoyens qui auraient été témoins des événements de contacter l'UES.

Un manque de policiers dans le secteur

Selon l'Association des policiers d'Ottawa (APO), il manque non seulement de policiers dans le secteur du marché By, mais dans la ville au complet. Le syndicat dénonce depuis cinq ans la réforme effectuée dans le corps de police.

« Nous ne sommes pas proactifs dans la police à Ottawa. Les policiers répondent aux appels de façon très réactive », a estimé le président de l'APO, Mat Skof.

En tant que citoyenne préoccupée, Amale Chahine a aussi appelé la Ville à en faire plus. « Il faut ajouter de la protection dans nos rues. Avec toutes ces fusillades, il est temps pour Ottawa d'augmenter sa sécurité », a-t-elle demandé.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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