Le premier ministre désigné de l'Ontario, le conservateur Doug Ford, sera assermenté le 29 juin. Il succédera alors officiellement à la libérale Kathleen Wynne.

Le gouvernement majoritaire de M. Ford mettra fin à 15 ans de règne libéral.

Le chef conservateur a formé une équipe de transition. « Je vais travailler avec mon équipe, dit-il, afin de concrétiser les engagements que j'ai pris durant la campagne électorale et de mettre en oeuvre un vrai changement pour les Ontariennes et Ontariens. »

Lors d'une première conférence de presse après sa victoire, M. Ford a répété, vendredi matin, qu'un « nouveau jour s'est levé en Ontario ».

Il a rappelé qu'il avait promis d'améliorer le sort des Ontariens avec certaines mesures, notamment concernant les factures d'électricité. Il avait aussi dit durant la campagne qu'il limogerait le PDG d'Hydro One s'il était élu.

Vendredi, il a en outre appuyé sur le fait qu'il souhaite rétablir la « responsabilité et la confiance » dans le gouvernement.

Équipe de transition

M. Ford a présenté son équipe de transition.

M. Ford a également annoncé qu'il avait demandé à Dean French de devenir chef de cabinet. M. French a été président de la campagne du Parti progressiste-conservateur cette année.

Face à ses adversaires

M. Ford a dit avoir parlé à la première ministre sortante, Kathleen Wynne, et que celle-ci s'était engagée à collaborer avec son parti pour que la passation des pouvoirs s'effectue le mieux possible.

« Mme Wynne a promis d'apporter le soutien de son équipe pour une transition en douceur. »

Mme Wynne espère que le Parti libéral pourra rebâtir les ponts avec les électeurs au cours des quatre prochaines années. Elle demande aussi à M. Ford d'accorder le statut de parti officiel aux libéraux, même si ces derniers n'ont pas remporté le minimum de huit sièges normalement requis.

Négociations avec les États-Unis

De son côté, Doug Ford a mentionné avoir parlé au téléphone avec le premier ministre canadien, Justin Trudeau, afin de lui exposer ses priorités pour la province. M. Ford lui a notamment promis de lui apporter son soutien dans le contexte des relations commerciales de plus en plus tendues entre le Canada et les États-Unis.

« J'ai dit : "Nous resterons unis contre nos voisins du Sud" », a-t-il déclaré.

Doug Ford s'est engagé à représenter l'ensemble des Ontariens, même ceux qui n'ont pas voté pour son parti.

Vague sur ses engagements

M. Ford a aussi réitéré qu'il soutiendrait la création de l'Université de l'Ontario français, en affirmant qu'il « [tenait] toujours [ses] promesses ».

Il ne s'est toutefois pas engagé à inclure un ou une ministre des Affaires francophones dans son Cabinet. Lorsque des journalistes l'ont interrogé sur ses engagements concrets envers la francophonie, M. Ford a répondu qu'il devrait s'asseoir avec son équipe pour en discuter.

Concernant les finances de la province, M. Ford n'a pas souhaité trop s'avancer. « Nous devons regarder les livres, voir la situation financière qui a été laissée et mettre de l'ordre dans la maison », a-t-il dit.

Avec 40,6 % des voix, les progressistes-conservateurs ont remporté 76 sièges, bien au-delà du seuil de 63 sièges qui est requis pour obtenir un gouvernement majoritaire à Queen's Park.

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