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Doug Ford reste silencieux sur la question francophone

Le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Doug Ford, a lancé sa campagne électorale dans l'Est ontarien, lundi après-midi, à Orléans. S'il a fait plusieurs promesses fiscales, il est resté silencieux sur les enjeux touchant les francophones.

Le politicien a rencontré des militants dans un restaurant de la circonscription d'Ottawa-Orléans, que la libérale Marie-France Lalonde représente actuellement.

« Ottawa est une région très importante, pour la province et pour notre campagne », a-t-il affirmé devant une salle comble.

À moins de deux mois des élections ontariennes, qui se tiendront le 7 juin, Doug Ford s'est engagé à ce que les travailleurs au salaire minimum ne paient pas d'impôts. Il a aussi promis qu'il créerait des emplois mieux rémunérés et qu'il abolirait le salaire minimum à 15$ instauré par le gouvernement libéral.

Malgré cette ribambelle de promesses sur le tableau économique, le chef conservateur a refusé de préciser sa pensée par rapport aux besoins des francophones.

En point de presse, il a soutenu que ses promesses pour les Franco-Ontariens seraient identiques à celles qu'il ferait partout dans la province.

« Si on demandait aux francophones et aux non-francophones ce qui est le plus important pour eux, ils répondraient tous que c'est le coût de l'électricité et le fardeau fiscal », a-t-il affirmé.

Interrogé sur le financement de la future Université de l'Ontario français, Ford n'a pas répondu, mais a affirmé que sa plateforme électorale serait « plus spécifique » à fur et à mesure que le scrutin approcherait.

Réactions chez les militants

Des centaines de militants ont bravé le mauvais temps pour assister à l'événement. Parmi eux se trouvait Sandrine Perrion, qui a bien accueilli les propos de Doug Ford.

« Il a annoncé qu'il travaillerait pour tous les Ontariens, sans distinction de race, sans distinction de langue. C'est ce que j'ai compris et c'est ce que je retiendrai de la campagne », a-t-elle déclaré.

Le candidat du Parti progressiste-conservateur pour Ottawa-Orléans, Cameron Montgomery, s'est également réjoui du passage de Ford dans sa circonscription.

Il a affirmé que son chef de parti « veut répondre aux besoins de tous et de toutes [et] qu'il comprend les besoins spécifiques des différents groupes linguistiques ».

Avec les informations de Gilles Taillon

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