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Drogues : manque de lits pour les jeunes en désintoxication à Ottawa

Des parents d'enfants en prise avec des problèmes de dépendance dénoncent le manque de lit dans les secteurs à majorité anglophone d'Ottawa pour les jeunes qui veulent commencer une cure de désintoxication.

Sean O'Leary a retrouvé sa fille aînée Paige de 17 ans après que cette dernière ait consommé du percs [pour le Percodan® et le Percocet®, un puissant analgésique associant les principes actifs de l'aspirine et de l'oxycodone utilisé comme un antidouleur, NDLR].

Il l'a emmenée au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO), mais une fois sur place, aucun lit n'était disponible pour la jeune fille.

« Tout le monde veut aider, mais on m'a dit : "Désolé Sean, il n'y a aucun lit de libre" », a raconté le père de famille, en entrevue téléphonique à Radio-Canada.

Pour la cheffe de la direction au réseau local d'intégration des services de santé de Champlain, Chantale Leclerc estime difficile de bien quantifier la demande.

« C’est parfois vrai qu’à différentes périodes tous les lits sont occupés », reconnaît-elle. « C’est aussi difficile pour nous d’essayer de quantifier le nombre de lits dont on a besoin dans la région, parce que le besoin change et ce n’est pas tout le monde qui choisit d’avoir des services en résidence ».

Certains patients préfèrent recevoir des services sur une base ambulatoire, d'autres veulent suivre une cure loin de leur domicile, parfois même de leur ville.

Mme Leclerc pense que les besoins continuent d'évoluer et envisage de revoir l'organisation des services.

La demande pour les services de santé augmente avec la hausse du nombre de la population dans la région, note-t-elle.

Avec les informations de la journaliste Claudine Richard

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