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Du gaspillage de matériel médical dénoncé dans l'est de l'Ontario

Un patient de la région d'Ottawa tire la sonnette d'alarme au sujet de la quantité de fournitures médicales gaspillées dans le système de soins à domicile de l'Ontario. Jean-Marc Poey, un enseignant à la retraite, a toujours en sa possession du matériel inutilisé d'une valeur de près 600 $ à la suite d'un traitement à domicile, et il ne peut pas le retourner au fournisseur.

Plus tôt cette année, le résident de Rockland a subi une amputation partielle de la jambe.

À sa sortie de l'Hôpital d'Ottawa, il a reçu des soins à domicile de la province. Des fournitures médicales - dont des bandages et des seringues - lui ont été livrées à la maison par l'Ontario Medical Supply, avec qui le Centre d'accès aux soins communautaires (CASC) de Champlain fait affaire.

Jean-Marc Poey a rapidement pris du mieux. Il a tenu pour acquis que le matériel inutilisé, toujours dans son emballage d'origine, serait récupéré pour d'autres patients. Il a toutefois été étonné d'apprendre que ce ne serait pas le cas.

En effet, les fournitures médicales de M. Poey prendront probablement le chemin du dépotoir... Et il ne s'agirait pas d'un cas d'exception.

Près de 2 millions en fournitures inutilisées chaque année

Le Centre d'accès aux soins communautaires (CASC) de Champlain, une agence subventionnée par le gouvernement, estime à 1,7 million de dollars par année les coûts du matériel médical inutilisé.

Joe Muise, gestionnaire des fournitures et de l'équipement au sein de l'organisme, explique que le matériel qui est livré à domicile ne peut être récupéré, en raison des risques d'infection.

Il admet que ces façons de faire doivent être revues. M. Muise souhaite notamment repenser le système de commande du matériel médical. Actuellement, il est commandé de trois façons : par les infirmières qui visitent les patients, par les coordonnateurs du CASC et par des pharmaciens.

Ce genre de gaspillage a amené le groupe de bénévoles Not Just Tourists à récolter les fournitures médicales non utilisées dans l'est de l'Ontario, afin de les envoyer à l'étranger dans des zones de conflit, comme la Syrie.

D'après CBC

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