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Élan de solidarité dans l'Est ontarien après la mort d'un adolescent

La tragédie qui a coûté la vie à un jeune homme originaire de Hawkesbury, mercredi soir, suscite un élan de générosité dans sa communauté. Frédérick Therrien, 17 ans, a perdu la vie après que le véhicule à bord duquel il prenait place eut été impliqué dans un accident.

Frédérick Therrien et cinq autres jeunes gens roulaient à bord d'un véhicule sur une route de comté, quand, pour une raison toujours inconnue, la conductrice a perdu le contrôle de la voiture.

Frédérick Therrien. Photo : ICI Radio-Canada/Denis Babin

Alexander Dumouchel, un ami du jeune homme, s'est immédiatement rendu sur les lieux de l'accident, après avoir été alerté par l'un des passagers.

Il ne cache pas que cette tragédie l'a amené à entamer une réflexion sur le comportement des jeunes au volant.

« La route, on le dit souvent que c'est dangereux ce qu'on fait. Ce sont dans des moments de même qu'on le réalise », admet-il.

Deux des six passagers sont toujours hospitalisés aux soins intensifs pour des blessures sérieuses. Leur état est stable, mais on ne craint pas pour leur vie.

Une communauté touchée

Une campagne de financement en ligne a été lancée, afin d'aider la famille de l'adolescent à payer le coût des funérailles.

« J'ai commencé, hier soir vers 19 h, puis nous étions déjà passés 3560 $, à midi. Donc, ça va vraiment bien. C'est phénoménal », se réjouit Tyna Myre, une amie de la mère de la victime, qui est à l'origine de ce geste.

À l'École secondaire catholique régionale de Hawkesbury, que fréquentait Frédérick Therrien, les drapeaux ont été mis en berne et nombreux sont ceux qui portent le deuil. Le casier du jeune homme a été tapissé de petits messages.

Aujourd'hui, c'est la tristesse qui prédomine dans l'esprit d'Alexander Dumouchel, qui se fait difficilement à l'idée qu'il ne reverra plus son ami.

« On voit le casier à Frédérick, il n'est pas là et c'est assez dur à supporter », explique-t-il.

Alexander Dumouchel, ami de la victime. Photo : ICIRadio-Canada/Denis Babin

Soutenir, aider, consoler

Des mesures ont été mises en place pour aider les élèves qui en exprimeraient le besoin.

Des dispositions similaires ont été adoptées à l'École secondaire publique Le Sommet, où Frédérick Therrien connaissait aussi beaucoup de monde.

« Il peut y avoir des cauchemars, de la difficulté de concentration à l'école, un manque d'appétit », prévient la travailleuse sociale, Mélanie Piché.

La nouvelle s'étant répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, il faut aussi s'assurer de bien démêler le « vrai » du « faux ».

« L'image qui est dépeinte lors d'événements comme ça, c'est souvent pire encore que la réalité. Alors, on essaie de se limiter aux faits », explique Mme Piché.

Mélanie Piché, travailleuse sociale au CEPEO. Photo : ICIRadio-Canada/Denis Babin

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