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Élection de Trump, bon ou mauvais pour l'économie d'Ottawa et Gatineau?

L'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis pourrait avoir des répercussions économiques importantes pour le Québec et l'Ontario, craint le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, qui était à la tête d'une mission économique de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) dans l'État de New York en mai dernier.

M. Pedneaud-Jobin estime que les deux provinces pourraient être touchées « durement », si Donald Trump remet en question l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Il rappelle que le Québec et l'Ontario dépendent économiquement des exportations vers leurs voisins du sud.

Il ajoute que les acteurs politiques devront suivre la situation de près. « L'avenir est beaucoup moins positif qu'il l'était il y a une semaine », précise-t-il.

Maxime Pedneaud-Jobin espère toutefois que les discussions seront possibles avec les États-Unis afin de poursuivre les relations d'affaires entre les deux pays.

Les gens d'affaires à l'affût

Le président de la Chambre de commerce de Gatineau préfère attendre avant de porter un jugement sur les répercussions économiques possibles à la suite de l'élection de Donald Trump.

« Je pense qu'il faut quand même attendre que ce gouvernement-là fasse ses preuves. Le président d'une nation aussi grande que les États-Unis n'est pas seul au monde. C'est important de garder un peu de positivisme là-dedans parce que les relations entre le Canada et les États-Unis sont excellentes depuis plusieurs années », indique Jean-Claude Desrosiers.

Il indique que 200 membres de la Chambre de commerce de Gatineau effectuent des exportations vers les États-Unis et que, pour eux, rien ne change pour le moment.

Les membres du Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale (RGA) ne transigent pas beaucoup à l'étranger, mais la situation chez nos voisins du Sud les intéresse tout autant.

Il entend avoir à l'oeil la situation économique après l'entrée en fonction du 45e président en janvier.

« Tout le monde est un peu sur le qui-vive, quant à savoir quelles seront les mesures que le nouveau président entend prendre avec l'ALENA, est-ce qu'il y aura des restrictions entre les deux frontières? », mentionne-t-il.

Par ailleurs, en tant que politicien, le maire estime que les dirigeants doivent entendre le message « puissant » envoyé par les Américains avec l'élection de Trump.

Il juge qu'il est crucial de toujours laisser place aux dialogues avec les citoyens. Citant en exemple la question de l'immigration, le maire Pedneau-Jobin estime que les politiciens doivent éviter de démoniser certains courants de pensée qui se font sentir au sein de certaines tranches populaires.

« L'attitude des politiciens [...], ça doit beaucoup être de la pédagogie, d'expliquer leur décision, de la défendre et de l'amender, s'il y a lieu, pour s'adapter aux craintes des gens un petit peu. C'est eux qui votent à la fin », souligne-t-il.

Le maire de Gatineau estime qu'Hillary Clinton aurait gagné à s'éloigner de l'establishment politique afin d'obtenir plus d'appui.

De son côté, le maire d'Ottawa s'est dit « un peu triste ».

« Les politiques de M. Trump, ce n'est pas mes politiques », a ajouté M. Watson. « Je pense que c'est le temps pour un leader qui est capable de travailler avec tous les groupes et pas seulement des groupes [dont] il aime le point de vue. »

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