Retour

Élections de Doug Ford à la tête du PPCO : réactions partagées

Doug Ford a été élu nouveau chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario après un retard de plus de 7h et en 3e tour de scrutin. Une victoire qui, à quelques heures de son annonce, suscite des réactions partagées.

Sur les réseaux sociaux, les réactions étaient partagées, certains membres ont comparé Doug Ford à Donald Trump et disent vouloir quitter le parti, ou encore qu'ils ne voteront pas pour les conservateurs lors des prochaines élections.

Sa principale concurrente, Christine Elliott, qui est arrivée en 2e place, a par ailleurs contesté les résultats de ce vote, dénonçant des irrégularités. Elle promet de mener une enquête pour faire la lumière.

L'ancien chef Patrick Brown n'a pas tardé en revanche à féliciter son nouveau chef par message sur son compte Twitter.

Selon Jeff Silverstein, un ancien journaliste devenu relationniste et qui est proche de la famille Ford depuis plusieurs années, estime que Doug Ford pourrait bien devenir plus centriste, sans pour autant renier ce qu'il a dit pendant la campagne au leadership.

« Il apprendra le français »

Pour Cozette Tagher, partisane et bénévole dans la campagne de Doug Ford, cette victoire est une grande fierté. Cette francophone souligne qu'il s'agit aussi d'une victoire pour les Franco-Ontariens, puisque le nouveau chef s'est entretenu avec des organisations lorsqu'il était candidat.

Elle a par ailleurs assuré que M. Ford prendra des cours de français.

Cozette Tagher est persuadée que Doug Ford parviendra à bâtir un parti fort en réunissant les gens.

En étant sur le terrain, Mme Tagher ne s'est jamais inquiétée, dit-elle, que son candidat vedette ne soit pas élu chef.

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin, a rapidement félicité le nouveau chef du parti dans un communiqué. Il a également rappelé les dossiers qui sont chers aux Franco-Ontariens.

« Nous avons hâte de continuer le travail déjà entrepris avec ce parti sur les enjeux chers à la francophonie ontarienne, dont l'Université de l'Ontario français et la promotion et l'augmentation des services gouvernementaux en français », a-t-il écrit.

M. Jolin considère par ailleurs que Doug Ford s'était montré ouvert à poursuivre le dialogue avec les francophones de la province, une attitude initiée par le précédent chef du parti Patrick Brown.

Plus d'articles