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Un verre qui pourrait vous coûter cher, contre les facultés affaiblies au volant

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a lancé pour la deuxième année consécutive une campagne personnalisée de sensibilisation à l'alcool au volant et à ses dangers. C'est la policière Marie-Ève Gascon qui a eu l'idée de cette campagne et qui la met en oeuvre pour une deuxième année consécutive.

Un verre de trop qui pourrait vous coûter cher est, en fait, une tournée effectuée par la policière et un de ses collègues, dans quatre restaurants de Gatineau.

Mme Gascon s'y rend pour rencontrer les clients et discuter avec eux des dangers de l'alcool au volant.

Munie d'un questionnaire, la policière s'invite aux tables et engage la discussion. Elle offre également aux clients la possibilité de souffler dans un alcoomètre pour déterminer leur taux d'alcoolémie.

Mme Gascon reconnait qu'elle provoque beaucoup d'étonnement. « Les gens sont surpris de nous voir nous asseoir à la table avec eux, d'avoir une discussion avec eux pour parfaire leurs connaissances en capacités affaiblies », explique-t-elle.

Le journaliste Christian Milette l'a accompagnée lors de sa tournée mercredi soir.

Lors de la discussion avec les citoyens qu'elle rencontre, l'agente Marie-Ève Gascon aborde la question de l'effet de l'alcool sur les gens, qui peut être différent s'ils ont mangé ou non en buvant, et selon leur sexe et leur masse corporelle.

La policière insiste également sur le fait que le corps prend un certain temps à assimiler l'alcool et que le taux d'alcoolémie peut augmenter pendant la soirée, pour atteindre un seuil trop élevé au moment où les conducteurs vont reprendre le volant.

Jean-François Leblanc, qui a accepté de souffler dans l’appareil de détection approuvé a été surpris d'apprendre qu'il devrait peut-être retourner chez lui en taxi. L'appareil lui a lancé un avertissement qu'il était à la limite de l'acceptable.

M. Leblanc a apprécié le passage des policiers. « C'est une mesure d'apprentissage intéressante pour les gens » , a-t-il indiqué. « De savoir où ils en sont dans la soirée après avoir bu une consommation ou deux consommations ou plus, c'est vraiment bien. »

La plupart du temps les gens sont surpris de voir le résultat, précise l'agente Gascon.

Elle ajoute qu'elle informe également les citoyens des sanctions prévues par la loi en cas de conduite avec les facultés affaiblies, pas seulement par l'alcool, mais également par les médicaments ou les drogues.

Un autre client, Brice Gbedokpossy a apprécié le caractère éducatif de la tournée des policiers.

« Pour moi c'est une découverte », a-t-il souligné. « Il y a eu plusieurs points qu'ils ont amené que je n’étais même pas informé. Comme vous le savez, nul n'est censé ignorer la loi. »

Lorsqu'on souffle fait le test et qu'ils vont prendre leur véhicule par la suite peut être que le taux d'absorption dans leur corps fait en sorte que le taux d'alcool va augmenter et qu'ils vont ailleurs dépasser la limite du 0.08.

La campagne Un verre qui pourrait vous coûter cher se déroule depuis le mois d'avril et devrait prendre fin dès les premières neiges. Jusqu'à présent, une centaine de citoyens ont participé aux discussions.

Pourquoi seulement durant la belle saison?

« Au niveau de la prévention de l'alcool au volant, on en entend souvent parler l'hiver », indique Marie-Ève Gascon. « On a juste à penser à Nez Rouge, c'est surtout en hiver qu'on en fait. L'été, j'ai constaté au niveau provincial qu'il y avait peu ou pas de choses qui se faisaient au niveau des corps policiers, donc l'idée de venir rencontrer les gens dans les bars, sur les terrasses, m'est venue de [cette constatation]. »

Avec les informations du journaliste Christian Milette

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