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En voulant favoriser ses études, un jeune hockeyeur de Hawkesbury en paye le prix

Son ancienne organisation, les Griffons « Rep B », a été dissoute le printemps dernier.

« Ça été dur parce que toute notre "gang" s'est séparée », confie l'adolescent de 14 ans.

Cette saison, s'il voulait continuer de jouer dans le même le calibre, il devait se joindre au Crush Bantam majeur de Clarence-Rockland, une municipalité située à 45 minutes en voiture de Hawkesbury.

Après un moment de réflexion, il a choisi cette option.

Les travaux scolaires sur la banquette arrière

Sur la glace, tout allait bien.

Nicolas Asselin s'est hissé au premier rang des compteurs du Crush de Clarence-Rockland.

Toutefois, en dehors de la patinoire, les Asselin ont rapidement déchanté.

Ces derniers devaient se taper entre 300 et 400 kilomètres par semaine seulement pour les pratiques.

La conciliation hockey-études s'est avérée plus compliquée que prévu.

« Quand c'est rendu que tu fais tes devoirs dans l'auto à la noirceur avec ta lampe de poche. C'est sûr que les notes, elles prennent le bord », raconte la mère du joueur, Sandra Asselin.

Une demande de transfert refusée

Favorisant ses études, Nicolas Asselin a déposé une demande de transfert afin de pouvoir jouer pour l'équipe Bantam A qui évolue dans la région de Hawkesbury.

Les dirigeants du District 3, l'organisation qui chapeaute les associations de hockey mineur de la région, n'ont cependant pas vu les choses du même oeil.

La demande du joueur a été rejetée à la suite d'une audience.

Dans une lettre adressée aux Asselin, la présidente du District 3 de l'Association Hockey Eastern Ontario Minor, Jackie Bernard, indique que son organisation « ne veut pas créer de précédent », que Nicolas est « le meilleur joueur de l'équipe » et qu'il « appartient à une équipe compétitive ».

Cette dernière préfère pour l'instant ne pas accorder d'entrevue.

« Honnêtement, j'ai trouvé ça très difficile à accepter. Il va falloir qu'ils se mettent dans la tête, le monde, qu'ils doivent penser aux enfants. Ce n'est pas une entreprise », lance Sandra Asselin qui a fait part de ses états d'âme sur sa page Facebook.

Décision contestée

Même si cela fait deux semaines qu'il n'a pas joué au hockey, Nicolas Asselin tient son bout.

Il n'a pas l'intention de revenir sur sa décision.

« Je ne pensais pas que ça serait rendu loin de même », avoue ce dernier.

Les Asselin ont décidé de contester la décision du District 3.

Pour porter leur cause en appel, ils ont dû débourser 225 $.

« Le hockey, c'était sa passion. Là, ce qu'ils sont en train de faire, c'est de lui enlever complètement », conclut Sandra Asselin.

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