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« Encore beaucoup de choses à améliorer », selon un imam de Gatineau

Le 29 janvier 2017 restera longtemps gravé dans la mémoire de Ahmed Limame. Ce soir-là, six personnes ont perdu la vie dans une fusillade à la grande mosquée de Québec. Presque un an plus tard, l'imam du Centre islamique de l'Outaouais se souvient péniblement des jours qui ont suivi.

« Au début, c’était comme un cauchemar », a raconté M. Limame en entrevue au Téléjournal Ottawa-Gatineau. « On était stupéfait que quelque chose comme ça pouvait se produire chez nous, au Canada. »

La communauté musulmane de l’Outaouais a toutefois ressenti « une effusion d’amour et de solidarité » après les tristes événements. Des portes ouvertes organisées le 25 mars ont connu un grand succès.

L’homme de foi apporte toutefois un bémol. « C’est quelque chose d’encourageant, mais si on fait le bilan, il y a encore beaucoup de choses à améliorer parce qu’on ressent encore l’islamophobie », rappelle-t-il.

Si la mosquée de Gatineau n’a pas été la proie de crimes haineux, M. Limame rappelle que les statistiques montrent que ces gestes sont en hausse au Canada.

« Ce n’est pas très joli de voir qu’encore aujourd’hui, l’islamophobie motive des actions contre les musulmans de ce pays. C’est quelque chose auquel on doit vraiment s’attaquer pour le réduire dans les prochaines années », soutient-il.

Il souhaite que la journée du 29 janvier en soit une de commémoration à la mémoire des victimes de l’attentat de la mosquée de Québec et que la communauté musulmane du Québec s’allie en solidarité avec les familles touchées.

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