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Encore plus d'autobus surchargés passent sous le nez des usagers de la STO

Il est de plus en plus fréquent pour les usagers de la Société de transport de l'Outaouais (STO) d'être laissés en plan par des autobus trop bondés pour les faire monter. Le nombre de surcharges enregistrées sur le réseau a bondi de 58 % en deux ans, selon les plus récentes données obtenues par Radio-Canada en vertu de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics.

La hausse est de 37 % si l'on compare les données amassées du 28 août au 4 octobre 2017 à la même période en 2016.

En 2016, c'est la ligne 59 qui a été la plus surchargée du réseau, tandis qu'en 2017, c'est la ligne 200 qui se retrouve au premier rang.

Par ailleurs, c'est à l'arrêt des Terrasses de la Chaudière où s'est produit le plus grand nombre de surcharges en 2017.

Pour les usagers, les surcharges sont souvent des sources de frustrations. « Il faut attendre le suivant et c'est loin d'être plaisant », déplore Louise Robertson, une usagère interrogée par Radio-Canada. « Le système ne s'améliore pas et moi je trouve que l'histoire des Rapibus, ce n'est rapide nulle part », ajoute-t-elle.

Richard Viens, un usager du secteur d'Aylmer, s'indigne aussi d'avoir à composer avec des autobus bondés. « Ça nous passe dans le visage, c'est plein. Ça devient frustrant », renchérit-il.

« Évidemment, quand l'autobus passe deux minutes plus tard et est capable de nous embarquer, c'est un moindre mal. Mais quand il y a trois ou quatre autobus de suite qui est en surcharge […] c'est là que ça devient plus problématique », souligne François-Michel Brière, représentant des usagers au conseil d'administration de la STO.

La STO s'explique

Appelée à commenter le dossier, la STO estime que ces données doivent être interprétées avec réserve et précise que chaque automne, le réseau a besoin de faire des ajustements pour améliorer le service.

La Société souligne notamment que les surcharges sont enregistrées manuellement par les chauffeurs, selon leur perception. Les usagers ont souvent l'habitude de rester à l'avant du véhicule, ce qui réduit la visibilité du chauffeur et peut les empêcher de voir s'il reste bel et bien de la place. Ainsi, il peut rester de la place même si une surcharge est enregistrée.

La STO dit déjà mettre en application des solutions pour régler les problèmes de surcharges sur le réseau, notamment en utilisant des autobus articulés aux endroits problématiques, en ajoutant des voyages et en ayant recours aux autobus doubleurs (un autobus supplémentaire qui en suit un autre).

Une question d'argent

Céline Gauthier, responsable des affaires publiques à la STO, précise toutefois que des investissements sont nécessaires pour répondre aux besoins. « Aux heures de pointe tout particulièrement, notre parc d'autobus est à pleine utilisation », souligne-t-elle.

En ce qui a trait au secteur ouest de la ville, incluant notamment la ligne 59, Céline Gauthier précise qu'il s'agit d'un territoire en développement où des actions à moyen terme sont prévues pour améliorer le réseau.

Avec les informations de Laurie Trudel et Pascal Charlebois

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