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Enfant maltraité par son père à Ottawa : la tante livre en cour un témoignage émotif

À Ottawa, l'audience pour la détermination de la peine d'un ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) reconnu coupable d'avoir maltraité son fils a donné lieu une déclaration émouvante, mercredi matin.

La tante du jeune garçon de 15 ans s'est adressée à la cour à sa place. Elle a rappelé que le garçon a été empêché d'assister aux funérailles de sa mère, séparé de sa famille maternelle, enchaîné dans un sous-sol à Kanata, agressé sexuellement et affamé.

Elle s'est adressée au bourreau de son neveu, qui ne peut être nommé pour protéger l'identité de la victime. « Ça a été un parcours long et déchirant, mais à la fin, un petit garçon battu et courageux, grâce à sa volonté, s’est libéré de votre donjon », lui a-t-elle dit.

Quatre ans après sa libération, sa tante soutient que son neveu essaie tant que bien que mal de passer à autre chose. Elle dit être convaincue qu'il aura besoin de toute une vie pour guérir des blessures psychologiques infligées par son père, qui n'a pas encore exprimé le moindre remord pour les actes qu'il a commis envers son fils.

L'accusé souffrait de stress post-traumatique

L'accusé est resté silencieux dans la salle d'audience pendant la première journée complète de témoignages pour la détermination de sa peine.

L'ancien agent souffrait d'un trouble de stress post-traumatique (TSPT), a révélé à la cour une psychiatre médico-légale. La docteure a mentionné que l'ancien officier aurait dû réclamer de l'aide pour traiter son TSPT et sa dépression, mais qu'il ne l'a pas fait parce qu'il croyait que tout le monde avait tort sauf lui.

L'audience se poursuivra jeudi au palais de justice d'Ottawa.

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