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Enfant mordu à Gatineau : la SPCA évaluera la dangerosité du chien

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) évaluera en début de semaine le comportement du chien qui a mordu un enfant à Gatineau, vendredi.

France Dubois, la directrice générale de la SPCA de l’Outaouais, indique que des recommandations seront formulées après l'évaluation, d'une durée de quelques heures.

Dépendamment des résultats de l’évaluation, les conditions de garde peuvent être, justement, de le déclarer un chien potentiellement dangereux, ce qui fait qu’il devra respecter certaines normes de garde, comme la clôture peut être plus élevée, une muselière, des trucs comme ça, a-t-elle expliqué.

Selon Mme Dubois, le chien devrait déjà avoir à suivre ces normes puisqu'il est de type pitbull. Toutefois, les recommandations peuvent aller jusqu’à une exigence d’euthanasie pour un chien considéré trop dangereux pour être remis au sein de la collectivité, a-t-elle indiqué.

Elle affirme que les attaques de pitbulls ne sont pas plus fréquentes que celles d’autres types de races.

France Dubois a indiqué ne pas savoir si le chien qui a attaqué vendredi avait reçu tous ses vaccins.

Pour sa part, Alix Packard, fondatrice du groupe de citoyens d'Ottawa contre la législation spécifique de la race, a fait valoir qu'il s'agit d'un incident isolé et que le comportement d'un chien ne dicte pas celui de tous les autres chiens du même type.

Le voisinage ébranlé

Les gens qui gardaient le chien, vraisemblablement les parents du propriétaire, ont dit être sous le choc.

De son côté, Brigitte Lucke, une voisine qui a secouru la mère et l'enfant vendredi lors de l'attaque, est toujours ébranlée par ce qui s'est produit.

C'est difficile, parce que tout ce que j'ai entendu, c'est quelqu'un crier qu'un chien l'attaquait. Je suis sortie vite fait, j'ai essayé de faire peur au chien. [La dame] m'a dit d'appeler le 911, s'est-elle rappelée.

C'est toujours dérangeant, il y a beaucoup d'enfants dans le secteur et il y a un parc proche, puis quand des choses comme ça arrivent on s'inquiète que ça puisse arriver à nos enfants, a-t-elle confié, affirmant que sa fille de 12 ans est plus inquiète de sortir depuis l'attaque.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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