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Entente de principe avec les enseignants francophones de l'AEFO : grève du zèle évitée

Le président de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Carol Jolin, dit que l'accord de principe conclu, hier soir, avec la province est « très, très similaire » à ce qui a été accepté en principe par deux autres syndicats anglophones, qui avaient obtenu une légère augmentation salariale.

M. Jolin refuse de donner des détails avant le vote de ratification les 15-16 octobre.

Mais il recommande l'entente à ses membres, la qualifiant d'équitable. 

L'AEFO avait quitté la table des négociations dimanche soir avant d'y retourner hier.

Petite augmentation de salaire

Pour l'instant, seuls les enseignants des écoles publiques anglaises du primaire n'ont pas conclu d'entente de principe. Les pourparlers sont dans une impasse.

Les enseignants des réseaux catholique anglais et public anglais du secondaire en étaient arrivés à des accords à la table des négociations au cours des dernières semaines, obtenant notamment une légère augmentation de salaire et une journée pédagogique supplémentaire.

De son côté, la ministre de l'Éducation, Liz Sandals, est « ravie » de l'entente conclue avec l'AEFO. Elle précise : « Cette entente préliminaire entre dans le cadre de négociation du gouvernement à taux nul d'augmentation nette, ce qui signifie que le coût des augmentations salariales est compensé par d'autres modifications aux conventions collectives. » 

Pour leur part, Jean Lemay, président de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques, et Denis Labelle, président de l'Association des conseils scolaires des écoles publiques de l'Ontario, confirment que l'accord de principe reflète les termes de ceux qui avaient été conclus avec les syndicats anglophones. Ils ajoutent que la question de la charge de travail des enseignants de l'AEFO a été abordée, sans vouloir donner plus de détails.

Pour écouter l'entrevue : cliquez ici

Pas de grève du zèle

L'AEFO a levé sa menace de grève qui devait commencer vendredi, faute d'un accord.

Les enseignants devaient notamment boycotter les activités parascolaires.

L'AEFO regroupe plus de 10 000 membres dans près de 300 écoles élémentaires et plus de 100 écoles secondaires. Ils étaient sans contrat de travail depuis près d'un an.

Quant aux enseignants des écoles catholiques anglaises, leur vote de ratification a lieu jeudi.

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