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Espoir Rosalie, un appui important pour les mamans de l’Outaouais

Un trésor caché brille dans le secteur de Gatineau : un lieu d'accueil inconditionnel et d'accompagnement pour les mères et les enfants qui vivent des difficultés dans la grande aventure de la parentalité. La directrice générale Anna Barbara Charlien décrit Espoir Rosalie, un organisme dont les services sont aussi diversifiés que les besoins auxquels il répond.

Un texte de Christelle D'Amours pour Les malins

Tirant son nom de l’histoire de Rosalie Cadron-Jetté, cette sage-femme québécoise qui venait en aide aux mères célibataires au 19e siècle, l’organisme Espoir Rosalie œuvre à Gatineau depuis 25 ans.

Il a été fondé par Claire Ranger, sœur de Miséricorde, mais poursuit maintenant une mission laïque visant à épauler les mamans qui vivent des situations difficiles.

« C’est toujours dans le but de viser, avec ces femmes-là, l’accompagnement et le respect. [C’est] un cheminement pour une prise en charge sur le plan personnel, parental, social et financier », explique Anna Barbara Charlien, directrice générale de l’organisme.

Des services qui s’adaptent à la clientèle

Avant toute chose, Espoir Rosalie est un lieu où les mères peuvent se rendre afin d’obtenir de l’aide et du soutien lorsqu’elles vivent une épreuve dans leur rôle parental, quelle que soit la nature de la situation.

Ces histoires vécues exposent la diversité des actions de soutien que pose l’équipe d’Anna Barbara Charlien. « Notre mission est pertinente, parce que nos actions répondent à des besoins véritables de la communauté, et les mamans en témoignent aussi », dit-elle.

Les mères peuvent venir à Espoir Rosalie pour suivre des ateliers ou des formations, être écoutées sans jugement, avoir un répit pendant que leurs enfants fréquentent le service de garde ou tout simplement se retrouver avec d’autres mamans qui vivent aussi des défis.

Un milieu familier et sécuritaire pour les enfants

L’organisme dispose de locaux et d’un service de garde pour accueillir les enfants dès leur naissance, et ce, jusqu’à leur entrée à l’école.

Marie-Hélène Marleau est éducatrice pour l’organisme Espoir Rosalie. Elle explique que les enfants qui fréquentent le centre ont souvent vécu des situations difficiles et de l’instabilité. Ils peuvent même avoir des retards de développement, en raison d’un manque de stimulation.

« Non seulement on brise l’isolement social, mais on leur permet de vivre des réussites et des succès au quotidien dans des petites choses qu’on croirait banales, peut-être, ou que l’on tiendrait pour acquises dans d’autres circonstances. Pour ces enfants-là, [ces interventions] font toute une différence dans leur développement », dit l’éducatrice.

« Il n’y a pas vraiment d’autres services qui sont comparables sur une base régulière et qui offrent des services complets en famille, c’est-à-dire la maman avec les enfants », ajoute Mme Marleau.

Un service nécessaire selon les intervenantes

Anna Barbara Charlien explique que les femmes qui fréquentent l’organisme sont souvent recommandées par des Centres locaux de services communautaires (CLSC), des centres jeunesse ou d’autres organismes partenaires.

« Avec le système de santé qu’on a, les premières lignes ne sont pas toujours disponibles et sont souvent débordées. Un organisme comme [celui-ci] permet justement d’atténuer cet engorgement-là, parce qu’on ouvre une porte et on la laisse ouverte presque tout le temps », ajoute Marie-Hélène Marleau.

L’éducatrice explique que les services offerts par le centre se différencient des autres, car ils ne correspondent pas à une plage horaire fixe ni à un rendez-vous thérapeutique. « C’est important que les gens comprennent que, oui, c’est du communautaire, oui, c’est à plus petite échelle, mais on arrive à offrir à ces familles-là un support qui répond à leurs besoins exacts », dit-elle.

La directrice générale d’Espoir Rosalie soutient aussi que si l’organisme n’existait pas, « beaucoup d’enfants se feraient enlever de leur famille ». Elle note aussi qu’autant de mères seraient isolées à la maison ou souffriraient de dépression post-partum.

Le centre, qui vise les apprentissages et le développement, survit grâce à des subventions et des dons de particuliers ou de partenaires.

Espoir Rosalie compte également sur l’appui de bénévoles. « C’est quelque chose qui n’est pas nécessairement quantifiable, mais qui fait toute une différence dans la vie des enfants », dit Anna Barbara Charlien avec un grand sourire.

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