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Est ontarien : de plus en plus de coyotes en milieu urbain?

Le coyote fait de plus en plus sentir sa présence en milieu urbain, et la région de la capitale nationale n'y fait pas exception. Cette tendance pourrait bien s'accentuer, croient certains.

Lentement, mais sûrement, le coyote commence à prendre ses aises dans les zones urbaines. Les secteurs périphériques de la ville d'Ottawa, comme Orléans, n'échappent pas au phénomène.

Selon le technicien faunique Mario Bourdon, l'animal a une excellente capacité d'adaptation.

« Le coyote est animal qui est profiteur. Il va manger n'importe quoi, du compost... Il va aller jusqu'à récolter des animaux domestiques », explique-t-il. « Alors, oui, on remarque des chats et des chiens qui disparaissent. »

Parmi les facteurs qui expliquent ce phénomène, il y a d'abord la diminution du couvert forestier au profit, entre autres, de l'expansion des espaces résidentiels et de l'agriculture.

La perte de ces habitats fauniques n'est pas sans conséquence sur les espèces sauvages, y compris le coyote.

« On perd de l'habitat pour ces animaux-là. Alors, ils doivent s'établir ailleurs. Ça fait qu'ils sont repoussés », conclut M. Bourdon.

Contrôler les populations

Parallèlement, les trappeurs de coyotes, qui jouent un rôle important dans le contrôle des populations, n'ont pas eu la tâche facile l'hiver dernier.

« Nos pièges sont camouflés dans la neige. Ça nous prend une belle neige poudreuse. Cet hiver, avec le manque de neige, une croûte de glace, cela a été très difficile », explique Mario Bourdon.

Denis Juillet, trappeur professionnel, abonde dans le même sens.

« Ce qu'on entendait, c'est que tout le monde avait à peu près capturé la moitié de ce qu'il avait capturé l'année d'avant », indique-t-il.

Dans les Comtés unis de Prescott et Russell, le nombre de coyotes pourrait avoir augmenté de façon substantielle.

Une surpopulation en zone rurale pourrait pousser les bêtes moins dominantes à migrer vers les zones plus urbaines.

Les experts rappellent que le coyote est plutôt du genre à éviter la confrontation. « Si on est nez à nez, sûrement qu'il va s'éloigner, se sauver », affirme Mario Bourdon.

D'après un reportage de Denis Babin

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