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Est-ontarien : la fermeture prévue d’une garderie fend le cœur de plusieurs parents

La déception et l'inquiétude sont les sentiments qui prédominent parmi les parents dont les enfants fréquentent la Garderie les p'tits cœurs, à Limoges, dans l'Est ontarien. La Municipalité de La Nation prévoit en effet de ne pas renouveler le bail de l'établissement, qui prend fin en mars 2016.

Les responsables de l'établissement ont appris la nouvelle hier soir. La Municipalité les a informés qu'elle souhaitait remplacer la garderie par un centre de loisirs pour personnes âgées.

S'il veut rester en vie, le centre, qui offre ses services depuis 30 ans dans l'Est ontarien, devra déménager dans un secteur à proximité.

« C'est vraiment le but premier, de rester à Limoges dans notre communauté, puis de soutenir les enfants, les familles qui sont près de nous », explique la directrice de la garderie, Camille Lalonde.

Pour les parents, qui ont pour leur part appris la décision ce matin, c'est un rude coup à encaisser.

« J'ai été très déçue et bouleversée pour nos enfants et la garderie. Je trouve ça vraiment dommage que la Municipalité ne veuille pas plus travailler avec le peu de service à donner à nos familles », déplore Stéphanie Savage, une maman de deux enfants.

Ce n'est pas la première fois que la Garderie les p'tits coeurs voit son contrat de location ne pas être renouvelé. L'établissement avait déjà dû déménager en 2012.

Une question financière et de besoins

Une lettre envoyée à la garderie dévoile que le Pavillon de Limoges, où elle est installée, connaît un déficit de 33 000 $. La Municipalité se dit obligée de modifier son approche afin d'endiguer l'hémorragie.

Cependant, la présidente du conseil d'administration de l'établissement, Annie Stewart, se demande si la décision prise par le conseil municipal est la bonne, compte tenu de la performance de la garderie, mais pas seulement.

« On a un service qui est reconnu au niveau de la province, par des organismes d'éducation de la petite enfance. Mais malgré ces accréditations-là, cette reconnaissance-là, la municipalité décide de nous fermer la porte au nez », souligne-t-elle.

La Nation a lancé un sondage auprès de ses contribuables afin de déterminer les besoins de la population en matière de centre de loisirs.

D'après un reportage de Patrick Foucault

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