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Et si l’élection en Ontario se terminait par une égalité

Les néo-démocrates et les progressistes-conservateurs sont au coude-à-coude depuis environ une semaine dans les sondages sur les intentions de vote. Et s'ils faisaient élire le même nombre de députés à Queen's Park le 7 juin?

Un texte de Claudine Brulé

C’est la responsabilité de la lieutenante-gouverneure, Elizabeth Dowdeswell. C’est elle qui au nom de la reine doit nommer le chef du gouvernement en Ontario.

Selon la tradition, elle favoriserait la continuité, et donnerait donc d'abord aux libéraux la chance de former le gouvernement s’ils arrivaient à égalité avec un autre parti.

Mais dans l’éventualité d’une égalité entre le Nouveau Parti démocratique et le Parti progressiste-conservateur, elle voudrait faire en sorte d’avoir une Assemblée législative fonctionnelle. Elle demanderait donc aux deux chefs de parti si l'un d'eux peut avoir la confiance de la chambre pour faire adopter les projets de loi et surtout des budgets.

L’idée de coalition formelle a été rejetée par les partis pendant la campagne actuelle, mais les ententes ne sont pas impossibles.

Ça s'est déjà produit en 1985. Le gouvernement minoritaire conservateur de Frank Miller avait perdu un vote de confiance. Le chef libéral David Peterson avait annoncé une entente avec le NPD de Bob Rae pour former le gouvernement. Il ne s'agissait pas d'une coalition formelle, mais d'un accord qui avait permis au gouvernement de faire voter ses projets de loi durant deux ans.

Un parti qui arrive donc à la 3e place ou un député indépendant peut donc avoir beaucoup d’influence si le gouvernement est minoritaire; il peut faire une liste de demandes en échange de son appui pour l’adoption de lois.

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