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EXCLUSIF - Bambin mort frappé par un arbre : des lacunes lors du transfert vers le CHEO

La fin tragique du petit Malik Lafontaine, qui a succombé à ses blessures après qu'un arbre lui soit tombé sur la tête, à L'Ange-Gardien, en juin dernier, soulève d'importantes questions au sujet des délais de transfert entre hôpitaux de la rive québécoise à la rive ontarienne.

Le constat était clair : Malik Lafontaine nécessitait des soins spécialisés dans un centre de traumatologie pédiatrique.

L'urgence de l'hôpital de Papineau a communiqué rapidement avec l'urgence du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO).

Le coroner Pierre Bourassa s'interroge toutefois au sujet des délais de plus de 45 minutes entre la demande de transfert de l'hôpital de Papineau au Centre hospitalier de l'est de l'Ontario et l'acceptation finale par l'établissement.

Tel que soulevé par le coroner, le médecin de l'urgence de Papineau a dû contacter à plusieurs reprises le CHEO avant d'obtenir une réponse positive.

« Inhabituel » et « contre-indiqué »

Dans son rapport d'enquête, le coroner Bourassa qualifie ce délai « d'inhabituel » et de « contre-indiqué », puisque tout délai supplémentaire peut augmenter les chances de mortalité.

Toutefois, il précise que le transfert plus rapide de l'enfant n'aurait pas empêché son décès.

Néanmoins, il conclut en recommandant une revue des délais d'acceptation du transfert par le CHEO, ce que l'établissement confirme faire à l'heure actuelle. « Nous faisons un examen de ce transfert et il devrait être complété dans trois mois », affirme par courriel l'établissement de soins.

Par ailleurs, le rapport a aussi été transmis à la direction des services professionnels du Centre intégré de santé et des services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), qui indique qu'il y a eu discussion entre les deux institutions une fois qu'elles aient pris connaissance du rapport.

D'autres rencontres sont à l'horaire afin de s'assurer qu'une situation comme celle-ci ne se reproduise plus. 

De son côté, le CISSSO se désole de l'événement, mais souligne que les relations sont bonnes avec les hôpitaux ontariens. « On a vraiment des liens avec le CHEO et les transferts ambulanciers, ça se passe bien », raconte la porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté. « C'est un événement malheureux, mais isolé qui s'est produit. »

Avec les informations de Catherine Lanthier

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