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EXCLUSIF - Luc Angers tourne le dos à Action Gatineau

L'un des membres fondateurs d'Action Gatineau, Luc Angers, se dissocie du parti, selon ce qu'a appris ICI Ottawa-Gatineau. L'ancien conseiller municipal critique l'homogénéité des allégeances politiques des candidats.

« Je réalise que je n'ai plus le même parti que j'avais au début », explique-t-il. « Un parti qui était ouvert, qui faisait preuve de mixité au sein de ses candidats. Récemment, ce n'est plus ça que je voyais. »

M. Angers, qui s'est aussi présenté comme candidat conservateur à la dernière élection fédérale, croit qu'il y a de moins en moins de place pour les personnes de droite au sein du parti Action Gatineau.

Luc Angers ressort de cette expérience avec un goût amer. « Je n'arrivais pas à concevoir comment ça se fait qu'on oublie les compagnons d'œuvre qui ont milité avec lui [Maxime Pedneaud-Jobin] », soutient-il.

« Est-ce que le rêve s'est dissipé? Dans mon cas le rêve est estompé pas mal », ajoute-t-il. C'est pourquoi dans le cadre de l'élection partielle dans le district de Lac-Beauchamp, il s'est rangé derrière le candidat indépendant Jean-François Leblanc.

« Toutes ses expériences communautaires, il les a faites au Lac-Beauchamp », affirme M. Angers. « C'est un homme qui a une grande expérience, qui peut défendre les gens d'affaires, mais aussi les simples citoyens. »

Action Gatineau surpris, mais pas trop

Le président d'Action Gatineau, Donald Roy, est surpris d'une certaine façon de voir un de ses membres fondateurs tourner le dos au parti, mais il avait vu quelques signes précurseurs.

M. Roy trouve toutefois étrange le moment de cette sortie publique.

Luc Angers dénonce aussi que le parti semble faire un peu d'âgisme, ce à quoi rétorque le président d'Action Gatineau, affirmant que c'est faux. « Je regarde le conseil et les membres du conseil municipal et d'Action Gatineau et, de faire de l'âgisme, je n'ai aucune idée où il est allé chercher ça », soutient-il.

Par ailleurs, la raison d'être d'un parti au sein de l'arène politique municipale existe de moins en moins, selon Luc Angers. « De la façon que c'est orienté, où c'est juste une classe exclusive, ça devient plus difficile. Les gens s'en rendent compte, il y a de la partisanerie », estime-t-il.

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