Retour

EXCLUSIF - Trois semaines après la mort de son bébé, elle se bat pour recevoir de l'assurance-emploi

Fabienne Lachapelle et Jonathan Charbonneau prennent leur courage à deux mains pour raconter aujourd'hui ce qu'ils ont vécu et dénoncer le manque d'humanité, selon eux, de la Loi sur l'assurance-emploi.

Un texte d'Andréanne Apablaza

Ces parents vivent un enfer depuis le 11 mai dernier. Ce jour-là, leur jeune Caleb, 13 mois, perd la vie, étouffé avec de la nourriture dans un centre de la petite enfance (CPE) du secteur d'Aylmer, à Gatineau. 

Aujourd'hui, en plus de faire son deuil, le couple doit se battre contre la bureaucratie.

Mme Lachapelle a épuisé ses congés pour décès d'un proche et de maladie. Elle n'a accès à aucune prestation d'assurance-emploi pour lui permettre de vivre son deuil.

Bien qu'elle soit retournée au travail quelques semaines depuis la fin de son congé de maternité, le nombre d'heures travaillées depuis ne serait pas suffisant pour qu'elle soit admissible au programme.

Les parents du jeune Caleb déplorent le manque de discernement du gouvernement. Selon eux, la Loi sur l'assurance-emploi n'arrive pas à appuyer les parents dans ce genre de situation.

Une situation qui fait aussi rager une experte du droit du travail. 

Kim Bouchard, avocate au Mouvement action-chômage de Montréal, estime que le gouvernement fédéral doit prolonger la période de référence ainsi que la période de prestation de l'assurance-emploi. « Les femmes en situation de maternité doivent être couvertes par le régime adéquatement », dit-elle.

Le député de Pontiac, William Amos, assure que la Loi sur l'assurance-emploi et le programme de congé parental sont en révision.

Le dossier de Mme Lachapelle n'est pas complet selon lui. Certains éléments restent à comptabiliser et pourraient changer la donne.

Accident

L'incident n'a pas fait l'objet d'une enquête criminelle. Les policiers ont rapidement déterminé qu'il s'agissait d'un bête accident.

C'est aussi l'avis des parents endeuillés. Ils n'en veulent pas aux éducatrices du CPE dans lequel se trouvait leur fils. « Au contraire, on les remercie pour tout ce qu'elles ont fait pour Caleb », affirme Mme Lachapelle.

Le couple a reçu plusieurs denrées qui lui a permis de remplir son congélateur. Il a aussi accepté des dons en argent afin de payer les frais des services funéraires. 

Un groupe d'une quarantaine de mères se mobilise sur Internet pour amasser des fonds en soutien à la famille.

D'après les informations de Mathieu Nadon et Jérémie Bergeron

 

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine