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Facturation des frais d'ambulance : les CUPR déposent une plainte

Le 6 août dernier, les ambulanciers paramédicaux des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) ont répondu à plusieurs appels sur le territoire de la Ville d'Ottawa. Selon ce que Radio-Canada a appris, ce quart de travail particulièrement chargé a poussé les CUPR à déposer, deux semaines plus tard, une plainte auprès du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario.

Un texte de Denis Babin

« Je perds des véhicules à coups de bras d'un bord, puis de l'autre. Je pars de Rockland pour aller répondre à un appel sur King Edward à Ottawa », lance le directeur des services d'urgence des CUPR, Michel Chrétien.

La Ville d'Ottawa ne paye plus

Cette situation est d'autant plus « irraisonnable » pour les CUPR que la Ville d'Ottawa ne paye plus, depuis le 1er janvier dernier, pour les services ambulanciers rendus par ses voisines sur son territoire.

La raison : la province n'oblige pas les municipalités à s'entendre entre elles pour le remboursement de ces frais.

En contrepartie, sur le terrain, les voisines d'Ottawa continuent de fournir le même service comme si de rien n'était en conformité avec la Loi sur les ambulances de l'Ontario.

« Ça ne nous fait rien de le faire de temps à autre. Mais là, c'est rendu qu'on le fait à une base journalière. C'est une affaire régulière et c'est ridicule », ajoute Michel Chrétien.

Le ministère de la Santé étudie la plainte

Le ministère a confirmé, dans un courriel, « qu'une plainte concernant les services ambulanciers dans la région d'Ottawa avait été reçue ».

Le ministère procède à l'heure actuelle « à un examen préliminaire pour déterminer s'il y a bel et bien des problèmes de conformité ».

Si tel est le cas, une enquête officielle sera déclenchée.

Entre-temps, pour faire pression sur la province, certains services d'urgence menacent de déroger à la Loi dorénavant lorsqu'ils seront appelés à répondre aux appels qui proviennent de l'extérieur.

Même s'il ne compte pas imiter ses confrères, le directeur des services d'urgence des CUPR appuie leur démarche.

« Dans des situations vraiment exceptionnelles, un arrêt cardiaque, un patient inconscient ou un désastre, seulement dans ces moments-là, nous devrions donner un coup de pouce », conclut Michel Chrétien.

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