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Fausses couches : des infirmières du CISSSO mieux outillées pour soutenir les couples

Quatre-vingts infirmières de l'Outaouais seront formées prochainement pour mieux soutenir les femmes qui font des fausses couches, ainsi que leur conjoint.

Cette initiative du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) est une première au Québec, selon la chercheure sur le deuil périnatal et professeure à l'UQO, Francine Demontigny.

Selon les études qu'elle a menées, la prise en charge rapide des couples en deuils par les intervenants limite les problèmes psychologiques.

« Quand la qualité des soins est au rendez-vous, les parents ont moins des symptômes de deuils », estime la professeure.

Les réactions au deuil d'un bébé sont souvent vives et douloureuses, notamment pour ceux qui avaient déjà commencé à se sentir parents. « Nos études ont montré que pour les femmes qui n'ont pas d'enfant, les symptômes de deuil vont durer plus longtemps », croit la chercheure.

Selon l'Institut de la statistique du Québec, 428 enfants de 0 à 1 an sont décédés au Québec en 2013. Près de 460 mortinaissances ont également lieu annuellement, de même que 22 000 grossesses qui se terminent par une fausse couche avant la vingtième semaine de grossesse.

La journée internationale du deuil périnatal doit avoir lieu ce samedi.

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