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Femmes dans un métier d'hommes : des jeunes filles qui n'ont pas peur d'aller au feu

PHOTOS - Tout au long de cette semaine, une vingtaine d'adolescentes participent à un camp qui vise à encourager les jeunes femmes à choisir le métier de pompière. La Ville d'Ottawa organise cette formation pour la sixième année d'affilée.

Le groupe de participantes est constitué de 24 jeunes filles âgées de 15 à 19 ans. Elles arrivent d'Ottawa, de Gatineau et même des États-Unis, pour certaines.

Pendant une semaine, elles effectuent des exercices similaires à ceux que font les véritables pompiers lors de leur formation professionnelle.

Au Centre de formation du Service des incendies d'Ottawa, elles ont par exemple dû enfiler des combinaisons, des casques et des bombonnes d'oxygène avant de monter sur d'énormes échelles pour réaliser une simulation de sauvetage dans un espace sans lumière.

Ces séances d'entraînement se déroulent sous la supervision de femmes pompières.

« En étant en cinquième année de secondaire, mon choix de carrière arrive à grands pas. Je voulais voir différents métiers et différentes choses. En venant ici, je trouve que c'est une super belle expérience pour voir ce que c'est exactement d'être pompière », explique Zoé Talbot, une jeune participante de Gatineau.

Cette dernière affirme être attirée par les emplois physiques parce qu'elle adore bouger. Elle pense qu'une carrière au Service des incendies serait tout à fait pertinente pour elle, compte tenu de ses centres d'intérêt.

Un métier dominé par les hommes

Le Service des incendies d'Ottawa compte 1000 pompiers actuellement, mais moins de 3 % sont des femmes.

Les organisateurs reconnaissent sans détour que c'est bien peu, étant donné la proportion des femmes dans la population.

« Nous autres, on veut essayer d'engager plus de femmes et aussi montrer qu'un service incendie, ce n'est pas juste pour les hommes, mais pour tout le monde. Cela fait partie de notre campagne d'essayer d'avoir différents genres », explique le chef adjoint du Service, Kim Ayotte.

Zoé Talbot est consciente de cette situation, mais elle refuse d'y voir un frein. Au contraire, elle en tire une source de motivation.

« Moi, je ne vois pas ça comme un désavantage que ce soit juste des hommes. On doit juste prouver que nous aussi, on est capables », soutient-elle.

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