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Fermeture de la garderie Beausoleil : les parents ne relâchent pas la pression

Les parents de la garderie Beausoleil n'ont pas rendu les armes face à la décision de la Ville d'Ottawa de fermer l'établissement. Ils organisent ce soir une réunion à laquelle sont conviés les parents, mais aussi le public. Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, a pour sa part décliné l'invitation.

Le Centre éducatif Beausoleil, qui est situé au 333, rue York, doit fermer ses portes du 31 août 2015 à l'automne 2016. L'immeuble abritant la garderie doit subir d'importants travaux, et la Municipalité a décidé de répartir les enfants dans d'autres établissements, par mesure de sécurité.

Les parents, qui se sont structurés au sein d'un comité appelé SOS Beausoleil, étaient particulièrement irrités par les délais dans lesquels on les a prévenus de la fermeture de l'une de deux seules garderies municipales francophones de la capitale nationale.

Des membres de ce comité ont par la suite sollicité une entrevue avec le conseiller Fleury, mais celui-ci a décliné leur demande parce qu'il avait déjà un autre engagement. Ils accusent maintenant l'élu de rester sourd à leurs doléances.

« La préoccupation de M. Fleury semble se limiter à trouver une place alternative en garderie aux enfants affectés sans se soucier des impacts à long terme de la perte d'une garderie francophone comme Beausoleil », s'insurge le représentant de SOS Beausoleil, Étienne Trépanier.

La réunion de ce soir aura lieu à 19 h 30 au Patro d'Ottawa, au 40, rue Cobourg. Il y sera question des problèmes soulevés par la fermeture du Centre éducatif.

Mathieu Fleury se défend

Le conseiller du quartier Rideau-Vanier avait admis qu'une erreur administrative avait été commise, et il s'était engagé à ce que les enfants retrouvent une place dans une garderie.

Il estime avoir tenu cette promesse dans la mesure où il y avait 47 enfants dans le programme, que sept ont été retirés par leurs parents parce que ceux-ci savaient qu'il y aurait des travaux, et que 36 bambins sur 40 ont trouvé une place ailleurs. Il ajoute que les parents de quatre d'entre eux font des visites pour trouver une structure qui leur convienne.

M. Fleury réitère par ailleurs que sa priorité est de s'asseoir individuellement avec les parents pour que la transition se passe bien et que les enfants trouvent une place à proximité de l'ancienne garderie.

« On rappelle qu'il y a six centres à l'enfance francophone à moins de 2 km de Beausoleil, alors on est en train de travailler avec chacun des parents », précise-t-il.

L'élu de Rideau-Vanier explique en outre que l'option qui consistait à déplacer l'ensemble du centre a été évaluée, mais qu'il s'agissait d'un scénario trop coûteux compte tenu du fait qu'il y avait déjà d'autres services de garde, agréés par la province et offrant des services unilingues francophones, disponibles dans la capitale nationale.

« Il y a des gens qui disent qu'on coupe les services à la communauté francophone; au contraire, on essaye d'augmenter la capacité dans ces centres-là, qui présentement, ont une disponibilité de plus de 13 % quand on regarde les statistiques », indique Mathieu Fleury.

Il affirme qu'il y a 28 000 places en service de garde à Ottawa et que 7300 d'entre elles sont destinées à la communauté francophone, soit 18 % du total, ce qui correspond à la proportion de personnes parlant français à Ottawa.

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