Avec 73 longs métrages au programme du 20e Festival du film de l'Outaouais cette année (FFO), l'horaire de projection est plutôt contingenté. Résultat? Certaines oeuvres ne pourront être qu'une seule fois. En voici quatre, que vous ne voudrez peut-être pas rater!

Un texte de Jean-François Chevrier

Le roi des Belges (Belgique, Pays-Bas, Bulgarie)

Le vrai roi des Belges était en visite officielle au Canada récemment. Celui de la satire politique de Peter Brosens et Jessica Woodworth est quant à lui en déplacement officiel à Istanbul lorsqu'il apprend que la Wallonie menace de faire éclater la Belgique en déclarant unilatéralement son indépendance. En digne chef d’État, le monarque annonce qu’il doit immédiatement rentrer chez lui pour gérer la crise. Une tempête solaire paralysant l’espace aérien, voilà le bon roi contraint de tenter de regagner son pays par ses propres moyens. Un périple par monts et par vaux qu'il entreprend avec l’aide d’un réalisateur anglais, qu'il mandate d'ailleurs de documenter son odyssée, et d’une troupe de chanteuses folks bulgares.

Projection : 23 mars, 13 h, au Cinéma Aylmer

Aïda (Maroc)

Elle, c'est Aïda (Noufissa Benchehida), qui apprend qu'elle est atteinte d'une tumeur maligne. En quête d'espoir et de souvenirs réconfortants, l'enseignante parisienne de confession juive retourne chez elle, au Maroc. Lui, c'est Youssef (Abdellatif Chaouqi), un ancien copain d'école devenu entrepreneur, et souffrant pour sa part de stress. Ensemble, ils s'évadent grâce à la musique, en renouant avec leurs activités au sein de l'orchestre local et le plaisir de jouer d'un instrument, de chanter. Or, la femme de Youssef devient jalouse de ce lien particulier entre les deux amis. Driss Mrini signe la réalisation de cette Aïda aussi dramatique qu'un opéra.

Projection : le 25 mars, 21 h, au Cinéma 9

Bécaud, mon père (France)

Emily, la fille de Gilbert Bécaud, devient le fil conducteur de ce documentaire qui retrace la vie du célèbre chanteur français. Produit par TV5 monde, le film comporte beaucoup d’archives de ses concerts et des nombreuses émissions de télévision auxquelles il a participé. Le spectateur entre ainsi dans les coulisses de la carrière de celui qui était surnommé « Monsieur 100 000 volts » et qui était passionné par la caméra. D’ailleurs, bon nombre d’images présentées dans ce documentaire ont été tournées par le chanteur lui-même. En plus de sa fille, la réalisatrice Marie-France Brière a aussi recueilli les anecdotes de Serge Lama et de Charles Aznavour. À noter que Mme Brière sera de passage cette semaine à Gatineau, pour prendre part au FFO.

Projection : le 25 mars, 13 h, au Cinéma 9

Lady MacBeth (Grande-Bretagne)

Florence Pugh, récompensée d'un prix d'interprétation au Festival de Valenciennes l'an dernier pour ce rôle, prête ici corps et voix à Katherine. Nous sommes en Angleterre rurale, au 19e siècle. Vendue par ses parents à un vieux lord anglais, Katherine s'étiole entre son mari et son beau-père. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un jeune palefrenier employé de son mari. Entre les deux jeunes amants naît une passion intense qui devient rapidement source de violence et de danger.

Projection : le 27 mars, 15 h, au Cinéma Aylmer

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