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Film porno au Rockfest : le producteur salue l'approche du maire de Montebello

Malgré la controverse créée par son film porno tourné lors du Rockfest de Montebello en 2014, la maison de production AD4X Video a décidé de récidiver cette année. C'est même la première fois que la compagnie retourne sur le site d'un événement où elle a déjà fait un film.

Sur une page Facebook intitulée « Castings de festivaliers Rockfest Montebello 23 au 26 juin 2016 », on peut lire cet appel à la participation du public.

« À la demande générale on retourne au Rockfest à Montebello cette année. Il y a deux ans on a semé la controverse en allant faire des castings porno avec Pamela Kayne et des festivaliers. Cette année, on vous l'annonce d'avance pour donner la chance à tout le monde de nous trouver. On va vous tenir au courant en direct de là-bas! On se voit au RockFest à Montebello », est-il écrit.

Lors du précédent film, au moins une dizaine de festivaliers avaient accepté de participer au tournage du film.

La maison de production, AD4X Video, a réalisé des films semblables entre autres lors du Festival western de Saint-Tite.

À la suite d'une demande d'entrevue de Radio-Canada, le maire de Montebello, Luc Ménard, s'est refusé à tout commentaire, arguant du fait qu'il ne voulait « pas perdre son temps » avec ce dossier et que le producteur du film voulait de la publicité.

Deux Villes, deux attitudes

Interrogé sur l'attitude de l'élu de la Petite-Nation, le président de la compagnie AD4X, André de la Seine, dit que « le maire de Montebello a agi intelligemment comparativement au maire de Gatineau ».

Il fait ici référence au tournage d'un film pour adulte qui devait avoir lieu dans un bar de Gatineau, à l'automne 2014.

M. de la Seine soutient que la Ville de Maxime Pedneaud-Jobin avait tout tenté, y compris exercer des pressions sur le propriétaire de l'établissement où l'événement devait avoir lieu, pour lui mettre des bâtons dans les roues.

« Le maire de Montebello se retire du dossier. À Gatineau, ça a été le contraire. Le maire a sauté sur la place publique en s'offusquant. [...] Tout ce que ça a fait, c'est beaucoup de battage publicitaire pour absolument rien. Finalement, ce sont des power trip ou des égos qui disent "pas dans ma Ville" », conclut le producteur de film pour adulte.

Ce dernier soutient qu'il ne fait que permettre à des personnes de vivre leur fantasme, entre adultes consentants, qui plus est dans le cadre privé. À propos de la Municipalité de Montebello, il ajoute « je pense qu'ils savent qu'on fait bien les choses. »

Pas de manquements aux lois, pas de recours

Le porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Marc Tessier indique que les autorités ne peuvent intervenir qu'en cas de manquement aux lois, aux règlements municipaux ou si une plainte est déposée.

« Si jamais on a une plainte pour "x" raisons, on va enquêter sur la plainte puis, par la suite, on va voir la validité de la plainte et le système judiciaire va prendre le relais », explique-t-il.

Le président et fondateur du festival, Alex Martel, est quant à lui mécontent que des producteurs de film pour adultes tentent de profiter de la notoriété du Rockfest, sans le consentement de ses organisateurs.

« On n'a rien contre la pornographie, mais ça n'a pas sa place dans un événement musical comme le Rockfest. Je pense qu'il n'y a aucun promoteur qui pourrait approuver quelque chose comme ça », déplore-t-il.

Il se sent impuissant parce que son équipe ne peut pas contrôler ou empêcher ce genre de tournage. Selon lui, son seul recours légal concerne l'utilisation du nom de l'événement. Il affirme avoir des discussions en ce sens avec ses avocats.

Avec des informations de Claudine Richard

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