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Fin de cavale d'Ugo Fredette : « Le petit garçon était vraiment bouleversé »

Barb Friske et son mari John ont eu la surprise de voir Ugo Fredette arriver dans le jardin de leur maison située à Dacre, à environ 120 kilomètres à l'ouest d'Ottawa, à l'issue d'une cavale de plus de 1400 kilomètres.

Un texte d'Agnès Chapsal

« Je faisais la vaisselle dans la cuisine quand j'ai entendu "splaf, splaf" et j'ai dit à mon mari : "Oh, mon Dieu, quelqu'un a eu une crevaison dans le jardin!" », raconte Barb Friske à Radio-Canada.

Elle suggère alors à son mari de vérifier si personne n'a été blessé.

« Juste au moment où nous sommes sortis par la porte arrière, un hélicoptère volait au-dessus de la maison et la police descendait la rue. Un des agents de police a crié : "Restez dans la maison, restez dans la maison, ne sortez pas" », poursuit-elle.

Mme Friske a dit qu'il y avait une quinzaine de policiers impliqués.

Le couple, qui avait entendu parler dans la journée d'un enfant enlevé à Saint-Eustache, sans faire pour autant le rapprochement, regarde par la fenêtre « pour observer l'agitation ».

« Je pensais que c'était un accident », assure-t-elle.

Barb Friske demande ensuite à son mari de vérifier que personne ne s'est caché dans leur garage. « Je lui ai dit : "Le garage est ouvert, va regarder, il pourrait s'être caché là." »

« Mon mari l'a vu dans le jardin en train de tirer l'enfant par la main », précise-t-elle.

Les policiers ont demandé à Ugo Fredette de se baisser, puis ils ont pris un pistolet électrique pour l'immobiliser.

Deux agentes de police ont emmené le jeune garçon dans la maison des Friske, selon les témoins.

« Le petit garçon était vraiment bouleversé, il pleurait beaucoup », note Mme Friske. Elle lui a proposé une friandise glacée, qu'il a acceptée.

« Je pensais que ça lui ferait du bien. »,a-t-elle dit. « Je ne sais pas s'il m'a compris, mais il l'a prise. »

Même si ces événements l'ont hautement surprise et qu'en tant que grand-mère, elle s'inquiétait beaucoup pour l'enfant, Barb Friske n'a pas eu trop peur.

« Ce qui m'a le plus effrayée, c'était de le voir à l'arrière de la maison avec, semblait-il, quelque chose dans la main, confie-t-elle. Ça a fait beaucoup, beaucoup d'agitation. Et, en l'espace de quelques secondes, on est passé de "Oh, je vois une crevaison" à "Waouh, regarde tous ces policiers". »

Barb et John Friske, qui regardent souvent PD Live [une émission télévisée sur des policiers en service] et qui suivent ce qui se passe à Montréal et ailleurs au Québec, ont encore du mal à réaliser qu'une cavale qui avait débuté au Québec a pu se terminer dans leur cour, et que ce qu'ils pensaient être une crevaison était en fait une arrestation.

Avec les informations de Nicole Chiasson

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