Tous les amateurs de motoneige ne connaissent pas la même fin de saison dans la région. Si dans le sud près de la rivière des Outaouais les motoneigistes devaient bientôt ranger leur engin, plus au nord la saison pourrait s'étirer jusqu'à la fin du mois de mars.

Pour le président de l'Association motoneigistes Vallée de la Nation, Jacques Fecteau, on peut déjà parler de la saison 2015-2016 comme une des pires jamais connues.

Cette météo peu clémente a rendu les sentiers difficilement carrossables, limitant les options de randonnées pour les motoneigistes.

Eux qui ont, en plus, dû se montrer patients avant de pouvoir s'élancer sur les sentiers.

« Normallement notre saison commence en début décembre, mais cette année on a dû attendre jusqu'au 29 parce qu'il était tombé trop peu de neige », ajoute Jacques Fecteau.

Si comme prévu il fait chaud cette semaine, Environnement Canada anticipe jusqu'à 9 degrés, ce pourrait être la fin d'une saison de motoneige décevante dans la Petite-Nation.

Plus facile au nord

Les motoneigistes qui voudraient faire durer le plaisir auraient intérêt à mettre le cap vers le nord de l'Outaouais.

Environ 50 cm de neige sont récemment tombés presque d'un coup dans la Haute-Gatineau, une situation qui ne facilite pas nécessairement la vie de ceux font l'entretien des sentiers.

« Les sentiers sont inondés sous la neige, ça fait beaucoup de slush, les surfaceuses ont de la difficulté à travailler et on a une neige qui ne se compacte pas tellement bien », explique Nancy Chagnon de la Fédération des clubs motoneigistes du Québec en Outaouais.

Elle ajoute que les pistes qui empruntent les cours d'eau devront quand même être fermées plus tôt que prévu compte tenu des périodes de redoux connues cet hiver.

Priorité sécurité

La saison 2015-2016 en Outaouais et dans l'Est ontarien a été assombrie par la mort tragique de deux motoneigistes. Pour éviter d'autres incidents malheureux, les clubs de motoneige répètent les consignes de sécurité.

« Le mot d'ordre c'est de rester dans les sentiers en tout temps, ces corridors-là sont vérifiés et entretenus. Si on sort des sentiers, c'est à nos risques et périls. Pire encore, on court le risque de perdre nos droits de passage sur des terrains privés. On ne sait ce qui se trouve sous la neige », rappelle Nancy Chagnon.

Avec les informations du journaliste André Dalencour

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