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Fin du déversement d'eaux usées dans la rivière du Lièvre à Gatineau

La station de pompage du Quai, dans le secteur de Masson-Angers à Gatineau, a repris du service, mardi matin, après un arrêt planifié d'un peu plus d'une journée. Le déversement d'eaux usées dans la rivière Lièvre a finalement duré une vingtaine d'heures de moins que ce qui était prévu, soit 28 heures au lieu de 48 heures.

Ces rejets étaient nécessaires pour effectuer des travaux d'urgence pour régler des problèmes de corrosion avancée à la station de pompage, dont la construction remonte à 1995.

Les eaux usées provenant des secteurs de Masson-Angers et de Buckingham étaient rejetées directement dans la rivière durant les travaux. La Municipalité dit avoir obtenu une bonne collaboration des résidents de ces secteurs pour réduire leur consommation d'eau potable pendant cette période, ce qui a réduit l'ampleur du déversement.

Gatineau estime aussi avoir pris les mesures nécessaires pour réduire les conséquences environnementales. Un barrage a notamment été installé sur la rivière pour retenir les « matières flottantes ». Une faible quantité d'entre elles ont été récupérées, estime la Ville, grâce à la collaboration des citoyens.

Lundi, la directrice du Service de l'environnement de la Ville, Chantal Marcotte, a précisé que Gatineau n'avait pas les outils nécessaires pour mesurer les quantités précises d'eaux usées déversées dans la rivière. La Municipalité avait toutefois estimé que jusqu'à 20 millions de litres pourraient être déversés en 48 heures.

La qualité de l'eau surveillée de près

Tôt mardi matin, l'organisme Sentinelle Outaouais surveillait de près la rivière du Lièvre au lendemain du début du déversement.

L'organisme, qui se consacre à la santé de la rivière des Outaouais et de ses affluents, voulait connaître les effets de telles mesures sur les cours d'eau, en prenant des photos et en collectant des échantillons.

Selon Adèle Michon, la directrice des opérations de Sentinelle Outaouais au Québec, des odeurs émanaient de la rivière du Lièvre, mardi matin, ce qui laissait présager des conséquences environnementales.

À la Cité de Clarence-Rockland dans l'Est ontarien, où l'usine de filtration des eaux est située en aval du déversement, la situation était aussi surveillée de près.

Selon le maire Guy Desjardins, le nombre d'inspections a été augmenté afin de s'assurer que l'eau reste de bonne qualité.

Quelque 15 000 citoyens de Clarence-Rockland et des municipalités avoisinantes sont desservis par cette usine.

Avec les informations de Godefroy Macaire Chabi

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