Retour

Financement électoral : les libéraux ont des millions de plus que leurs rivaux

Les règles encadrant le financement des partis politiques sont sur le point de changer en Ontario. Mais ces changement surviennent alors que les coffres du parti au pouvoir sont pleins et que ceux de ses rivaux sont vides.

Un texte d'Alex Boissonneault

L'élection générale de 2014 a coûté cher, et aucune formation politique n'a été épargnée. En fait, toutes sont sorties endettées, selon les états financiers des trois partis : les conservateurs ont accumulé une dette de 7,2 millions de dollars, les libéraux de 5,3 millions et les néo-démocrates, de près de 4,9 millions.

Mais depuis, le tableau a bien changé. Les données d'Élections Ontario démontrent que le parti de Kathleen Wynne a récolté 4,1 millions de dollars en 2015, près de 6,8 millions grâce aux élections partielles de Sudbury et Whitby Oshawa, et plus de 400 000 dollars déclarés jusqu'à maintenant pour 2016.

Un total de près de 11,3 millions de dollars, ce qui donne à son parti un surplus potentiel de près de 6 millions de dollars. Beaucoup plus que ses adversaires, qui eux, sont toujours endettés.

La première ministre Kathleen Wynne a confirmé cette semaine qu'elle souhaite resserrer le plus rapidement possible les règles qui encadrent le financement des partis politiques en Ontario.

Sa situation financière n'est sûrement pas étrangère à cette décision, reconnaît le politologue Peter Graefe.

Mme Wynne, elle, nie tout lien entre la réforme qu'elle propose et la situation financière de son parti.

Le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario aurait quant à lui amassé environ 5 millions de dollars depuis la dernière élection: 1,6 en 2015, 2,3 millions durant les élections partielles, et environ un million avec sa course à la direction l'an dernier.

Les conservateurs auraient toujours plus de 2 millions de dollars de dette.

Quant au nouveau parti démocratique de Andrea Horwath, il aurait récolté seulement 2,4 millions de dollars, un peu plus de la moitié de sa dette en 2014.

De quoi expliquer, selon Peter Greafe, le peu d'empressement des partis d'opposition à changer limiter le financement politique.

En limitant le financement des tierces parties, et en interdisant les dons politiques des entreprises et des syndicats dès le 1er janvier 2017, comme le prévoit Kathleen Wynne, la pente pourrait être difficile à remonter pour les partis d'opposition.

Avec des informations de Mike Crawley, CBC

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine