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Fini la récréation pour les automobilistes québécois qui brûlent un feu rouge à Ottawa

Depuis 18 ans, les conducteurs québécois qui brûlaient des feux rouges à Ottawa ne recevaient pas de contraventions si leur infraction avait été captée par un appareil radar photo. La situation changera prochainement.

La Ville d'Ottawa vient de s'entendre avec le Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé pour obtenir les données des plaques d’immatriculation du Québec, de la Saskatchewan et du Yukon.

L'amende pour brûler un feu rouge est de 260 $, plus 5 $ de frais administratif et 60 $ de frais compensatoires. Les constants d'infraction seront envoyés aux conducteurs fautifs par la poste.

« On a des données qui indiquent qu'environ 4500 personnes [de l'extérieur de l'Ontario] ont fait ça l'an passé, en 2017. C'est un nombre assez grand », a indiqué Philippe Landry, directeur du Service de la circulation de la ville d'Ottawa. La plupart de ces conducteurs provenaient du Québec, selon la Ville d'Ottawa.

L’imposition d’amendes aux automobilistes québécois qui se font prendre en défaut devrait entrer en vigueur avant la fin du mois de juin.

Un dernier radar photo

Cette annonce survient alors que la Municipalité conclut son programme d'installation d'appareils photo à certaines intersections problématiques.

L'administration municipale a annoncé l'installation d'un autre appareil photo pour pincer les conducteurs qui brûlent les feux rouges.

L'appareil se trouve à l’intersection des rues Lyon et Slater. Il s’agit du 54e appareil et dernier du genre à être installé par la Ville pendant le mandat du conseil actuel.

Toutes les intersections munies d'un tel appareil sont clairement identifiées. L'appareil ne prend que la photo de la plaque d'immatriculation du véhicule fautif, pas du conducteur.

« Au total, on a remis plus de 24 000 contraventions à nos intersections avec les feux rouges [en 2017] », a mentionné Philippe Landry.

Selon le maire d'Ottawa, Jim Watson, ces appareils ont permis de réduire de moitié le nombre de collisions aux intersections et de 43 % les blessures.

Avec les informations d'Audrey Roy

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