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Fort appui à Uber à Montréal, accueil froid à Québec

C'est à Toronto et à Montréal que le service de covoiturage Uber obtient le plus fort appui des citoyens, selon un sondage réalisé par la firme Mainstreet pour le compte de Postmedia. Le service reçoit un accueil plutôt froid à Ottawa, Québec, Edmonton et London.

Un texte de Mylène Crête

Les deux métropoles sont les villes où Uber compte le plus de partisans : 46 % des répondants se disent favorable au service de covoiturage à Montréal et 45 % à Toronto. Le pourcentage des personnes sondées favorables à son interdiction est en deçà de 40 % dans les deux cas.

Un résultat que la maison de sondage attribue au fait que l'entreprise est établie depuis plus longtemps dans ces deux villes. Sept répondants sur dix affirment suivre le conflit entre le service de covoiturage et l'industrie du taxi.

La ville où Uber a le moins d'adeptes est celle de London, en Ontario. Seulement 23 % des répondants appuient le service lancé le mois dernier. Une donnée qui risque de changer avec la rentrée universitaire, selon Mainstreet, puisque le soutien à Uber provient généralement de la jeune génération.

À Québec, 43 % des répondants préféraient qu'Uber soit aboli contre 41 % à Edmonton et 40 % à Ottawa.

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L'industrie du taxi n'a pas la cote

Le sondage révèle une insatisfaction à l'égard de l'industrie du taxi et un désir qu'elle se modernise. Même dans les villes où une majorité s'oppose à Uber, les répondants favorisent l'abolition du système de permis de taxi et son remplacement par un autre modèle, plus moderne.

Curieusement, c'est à London que le résultat est le plus élevé, avec 57 % pour l'abolition des permis de taxi avec ou sans compensation pour les chauffeurs. Cette idée obtient le moins fort appui à Edmonton (37 %) et à Ottawa (43 %).

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Malgré leur insatisfaction, une forte majorité de répondants dans les six villes considèrent l'industrie du taxi comme étant plus sécuritaire que le service d'Uber. Ils croient également qu'Uber devrait suivre les mêmes règles que l'industrie du taxi. Le résultat oscille entre 58 % à Ottawa et 64 % à Londres.

Ce sondage est publié alors que plusieurs villes du pays se demandent comment réglementer ce service de covoiturage.

Uber fonctionne au moyen d'une application qui permet aux clients de payer directement avec leur carte de crédit. Le chauffeur reçoit une portion du prix de la course. Le service soulève la controverse, car il ne requiert l'achat d'aucun permis de taxi par ses chauffeurs.

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